Le dictionnaire (très) désordonné des mythologies #2

MYTHOLOGIE GRECQUE : Éros et Antéros

Au mois de mai le printemps est bien installé, la vie renaît après l’hiver et il est temps pour presque toutes les espèces vivantes de procréer pour assurer la survie de leur espèce pour que, de générations en générations, elle devienne la plus adaptée possible à son environnement. Ah ! l’amour, si délicat, si mystérieux, si envoûtant ! Loin de ces considérations biologiques l’espèce humaine, au sommet de son art, s’applique à se compliquer la tâche depuis les débuts de la civilisation, comme nous le montre le mythe chaotique (et grec) d’Éros et Antéros.

Dans une optique de clarté et de facilité, nous allons faire une petite digression courte mais importante. Dans le panthéon grec, Éros est présent deux fois, ou plutôt deux divinités portent le même nom. Éros c’est tout d’abord une divinité primordiale, l’une des premières divinités à être apparues. Mais chez les Grecs, le fils d’Aphrodite et Arès, respectivement déesse de l’amour et dieu de la guerre porte également ce nom. Cette divinité est plus connue sous son nom latin : Cupidon, le fameux petit garçon qui grâce à son arc et ses flèches fait naître l’amour entre deux êtres. Étant donné que les mythologies grecque et latine se ressemblent, nous nous permettons de garder la terminologie latine “Cupidon” pour parler de l’ange à l’arc, bien qu’il s’agisse en effet d’Éros, afin de le différencier de la divinité primordiale du même nom.

Si ce paragraphe était déjà difficile pour vous, tenez bon car la suite s’annonce être un peu plus floue…

Au début de toute mythologie, il y a le chaos. Pour les Grecs, du Chaos sont nées cinq divinités : Nyx (la nuit), Gaïa (la terre), l’Erèbe (les ténèbres), le Tartare (un genre de volcan prison) et celui qui nous intéresse, Éros (l’amour). Sans lui, tous les dieux n’auraient jamais vu le jour : c’est celui qui rapproche deux êtres, qui les unit et qui leur permet donc de procréer. S’il n’avait pas insufflé l’idée à ses frères et sœurs (que nous avons cités plus tôt) de s’unir, le panthéon que nous connaissons serait bien différent, sûrement moins grand et plus ordonné. Mais son pouvoir ne s’arrête pas aux dieux ni aux humains, il s’étend jusqu’aux animaux, végétaux, minéraux, liquides et fluides… Éros unit tout, son pouvoir est infini, plus grand que celui de Thanos !

Chaque héros a un némésis, et Éros ne déroge pas à la règle : il a pour rival Antéros, dont l’origine est méconnu voire inexistante, mais on attribue par commodité sa naissance aux dieux Aphrodite et Arès, ce qui ferait d’Antéros le frère de Cupidon. Grâce à des compétences élevées en étymologie, nous remarquons que le nom de ce dieux est composé de la racine “éros” mais aussi du préfixe “ant-” ayant pour signification “opposé à”. Antéros est donc le contraire d’Éros, le désamour, la répulsion. Son rôle n’est pas d’unir mais de désunir. Son pouvoir est aussi fort que celui d’Éros, il peut séparer toute chose. C’est un peu à cause de lui que Brad Pitt et Angelina Jolie ont divorcé… Mais son pouvoir n’est pas que néfaste car c’est lui qui empêche deux êtres de natures totalement opposées de s’unir. Grâce à lui, le monde ne retombe pas dans le chaos. Ensemble ils sont l’équilibre entre l’attraction et la répulsion, nécessaire au bon maintien de l’ordre du monde.

Une autre interprétation du nom d’Antéros vient bouleverser cette théorie, en effet le préfixe “ant-” pourrait tout aussi signifier “en retour”. C’est alors une autre dynamique qui se met en place : Éros serait le dieu de l’amour, et Antéros serait l’incarnation de l’amour réciproque ; celui qui confond les amants en un seul corps, celui que l’on espère, celui que l’on cherche car aimer c’est agréable, mais être aimé en retour c’est formidable ! D’ailleurs dans cette interprétation Antéros punit ceux qui se moquent de l’amour.

Ce mythe ne sera sûrement pas suffisant pour vous permettre de déclarer votre flamme à votre dulciné.e, mais vous serez au moins en mesure de le lui raconter. Il est temps de refermer le livre poussiéreux des mythologies, mais nous l’ouvrirons à nouveau, bientôt, pour un autre mythe.

Marjolyne Cordier & Célia Vincendeau


Le journal des bonnes nouvelles #3

Bienvenue dans le journal des bonnes nouvelles #3 ! Nous avons soigneusement sélectionné pour vous les bonnes nouvelles qui vous mettrons le sourire aux lèvres. Et en bonus en fin d’article, quelques anecdotes (inutiles) qui vous permettrons de briller en soirée…

Goodeed : donner sans payer
Vous voulez faire un don à une ONG mais vous ne mangez que des pâtes toute la semaine ? Il vous est aujourd’hui possible de donner sans payer ! Une start-up française à créé une application : Goodeed. Visionner une vidéo publicitaire d’au moins 20 secondes et 80% des revenus générés sont reversés à des ONG, les 20% restant étant consacrés à la start-up. Et aucune crainte que l’argent soit mal utilisé, les ONG envoient régulièrement des photos ou compte-rendus à la start-up qui les publie sur Facebook.
Aujourd’hui, les visionnages de publicités ont permis de financer la plantation de 100 000 arbres en Ethiopie ou encore 18 000 repas pour des enfants au Kenya. Et pour finir, la petite entreprise prévoit de se développer à l’international. De quoi financer encore plus d’ONG. Vous ne perdrez plus jamais votre temps à regarder une publicité !

Toulouse, terre d’exil
Depuis le vendredi 15 mars une exposition exceptionnelle est ouverte : au musée des Abattoirs l’art nous apprend l’histoire, et particulièrement l’histoire de centaines de milliers d’exilés espagnols en 1939. Venez apprendre l’histoire de nos voisins ibériques au travers des yeux des artistes, mais surtout ceux de Picasso, symbole de la lutte pour la République. Le musée mais aussi de nombreuses visites guidées du quartier Saint-Cyprien accueillerons vos yeux curieux jusqu’en fin août, alors n’hésitez pas à vous renseigner sur le site du musée !

Printemps du Cinéma des places de ciné à 4€ (du 17 au 19 mars)
Envie de sortir sans te ruiner, le bon plan de ce début de semaine c’est le printemps du cinéma. Et cette année encore l’événement tant attendu par les cinéphiles revient à Toulouse et souflle ses 20 bougies. Ainsi du 17 au 19 mars, les places de cinéma sont à 4€ dans les cinémas toulousains participant à l’opération. C’est donc le bon moment de voir ou de revoir les derniers films sortis en salle dernièrement.
Comme chaque année dans la ville rose, ce sont les cinémas suivants : CGR et UGC qui participeront à cette vingtième édition. Vous pourrez ainsi découvrir leurs programmations grand public ; si a contrario si vous préférez le cinéma d’art et d’essai le rendez vous sera pris à l’ABC.

Les Enfoiros de l’INSA : une association étudiante
Vous cherchez comment occuper vos soirées du 1er au 6 avril ? Voici une solution pour vous : pour la 19ème année consécutive les Enfoiros de l’INSA vous proposent une semaine de concerts autour des fêtes estivales, entre danse, chant, humour et musique, vous aurez l’occasion pendant plus de 2h30 de découvrir le résultat de six mois de répétitions intensives. Si vous souhaitez soutenir l’action des Restos du Coeur tout en passant une bonne soirée, pour cela rien de plus simple venez dès à présent acheter vos places tous les midis devant le Restaurant Universitaire de l’INSA ou sur le site de l’association www.enfoiros.org.
Ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de participer à ces concerts, ne vous en faites pas, des séances de rattrapage auront lieu à la Maison de la Musique, Cap’Découverte à Albi le 25 mai et au théâtre des Mazades, Toulouse le 31 mai et 1er juin.
Les bénéfices de ces concerts seront intégralement reversés aux Restos du Cœur de Haute-Garonne. Chaque billet plein tarif permettra aux Restos du Cœur de distribuer 10 repas à ceux qui en ont le plus besoin.
Ils comptent sur vous !

 

INFORMATIONS INUTILES
1. Peut-être êtes-vous des habitués des stades et avez-vous déjà eu l’occasion de participer à une ola. Mais savez-vous quelle est la vitesse d’une ola ? En moyenne, une ola a une vitesse de 12 m par seconde, ce qui fait 22 sièges par seconde. Incroyable !

2. L’orgue, instrument incontournable des églises catholiques d’aujourd’hui, n’y a pas toujours eu sa place : il a été créé au IIIème siècle avant J-C et il est devenu très populaire dans les théâtres romains ; d’abord profane, ce n’est qu’aux XIème et XIIème que l’orgue commence à envahir les édifices catholiques jusqu’à en devenir indissociable.

Célia Vincendeau, Marjolyne Cordier, Elisa Broca, Marine Pommier


La Saint Patrick

Une fête Irlandaise devenue internationale, une fête religieuse devenue populaire.

Un peu d’histoire …

Saint Patrick n’est pas né en Irlande, il est né en Grande Bretagne. Cependant il fut l’Evangélisateur de l’Irlande et le 17 Mars est le jour de sa mort. La Saint Patrick est avant tout une journée commémorative en son honneur. Cette fête d’abord religieuse est basée sur une légende.

Cette légende dit que Saint Patrick aurait été enlevé par des pirates irlandais à l’âge de 16 ans et qu’il aurait été vendu comme esclave. Il aurait alors vu Dieu en songe qui l’aurait guidé pour s’échapper. Il décide alors d’étudier la théologie auprès de Saint Germain d’Auxerre. Saint Patrick reçoit alors l’ordre d’évangéliser l’Irlande. Pour ce faire, il retourne en Irlande en 432 et tente d’expliquer la notion de trinité au roi Irlandais, le roi Aengus, par le biais d’un trèfle. C’est pour cela que le trèfle est un symbole important pour la Saint Patrick.

Les symboles sont multiples, entre le trèfle, le serpent, le « leprechaun » et la couleur verte. Cela s’explique par la suite du mythe qui dit que Saint Patrick aurait chassé tous les serpents d’Irlande, sachant qu’ici les serpents sont une métaphore représentant les païens. Vous l’aurez compris, c’est pour cela qu’on représente Saint Patrick avec un serpent. En ce qui concerne le leprechaun, c’est une légende populaire disant que le leprechaun, le lutin vert de la Saint Patrick, dévoilerait son trésor au pied d’un arc en ciel à condition de pouvoir l’attraper. Son nom lui vient d’un mot irlandais « lechorpan » signifiant petit homme. Quant à la couleur verte elle est le symbole le plus fort car elle représente la venue du printemps.

Une Saint Patrick qui a bien évoluée …

Vous l’aurez deviné, la Saint Patrick est à l’origine une fête religieuse. Il est inscrit dans la tradition que ce jour là, il est coutume de se rendre à la messe. Elle est reconnue comme fête religieuse au XVIIème siècle par le pape Urbain VIII. C’est bien plus tard que la Saint Patrick devient une fête populaire et patriotique. En effet c’est seulement au XXème siècle que le 17 Mars sera déclaré férié par le parlement Britannique.

Comment expliquer que la Saint Patrick, une fête Irlandaise, soit aussi répandue à l’international ? Comme vous le savez probablement au XIXème siècle une terrible famine touche l’Irlande et provoque une forte vague d’émigration notamment vers l’Amérique du Nord. Les Irlandais décident alors de quitter leur pays mais ils emportent avec eux leurs coutumes et traditions dont la Saint Patrick.

Notre ville rose se met au vert …

Sur Toulouse vous aurez l’occasion de célébrer la Saint Patrick dès le jeudi 14 Mars et ce jusqu’au dimanche 17 Mars. Au programme, déguisement, décoration et animation dans de nombreux Bars. En voici quelques uns :

1. Terrasses couvertes au V and B de Purpan
Jeudi 14 mars, de 18 h à 22 h 30, c’est le V and B de Purpan qui ouvre les hostilités avec une formule repas carbonnade (sur réservation) suivie d’une soirée musicale sous deux terrasses couvertes.
adresse : 47 route de Bayonne. Tél. : 05 61 51 07 95.

2. Le Délirium Café Toulouse se met au vert
Au Délirium Café, les festivités commencent dès jeudi 14 mars à 19h et se poursuivent jusqu’au dimanche. Au programme : décoration, surprises et bonnes bières.
adresse : 54, allées Jean-Jaurès

3. La St-Patrick à La Bièrothèque
Un programme sur 3 jours vous attend à la Biérothèque :
Jeudi 14 mars à 19h : quizz spécial aux couleurs de cet évènement.
Vendredi 15 mars à 20h30 : le groupe toulousain, Arengers, sera en Live pour vous faire redécouvrir les tubes des groupes irlandais ; versions instrumentales.
Samedi 16 mars dès 17h : pour l’occasion, les brasseries Galway Bay Brewery et Larkin’s Brewing Company prendront d’assaut les tireuses.
adresse : 90, chemin de Gabardie

4. Trois jours de fête au bar Rooster & Beer
Le bar Rooster & Beer organisera cette année une St Patrick sur trois jours : du jeudi 14 mars au samedi 16 Mars. Au programme : musique Irlandaise et décoration spéciale pour l’occasion. Des chapeaux et des colliers seront distribués aux premiers arrivés chaque jour.
adresse :100 rue Riquet, en haut des allées Jean-Jaurès.

5. Guitare irlandaise au Dubliners
Le Dubliners propose lui aussi un week-end Saint-Patrick. Une première soirée a lieu le vendredi 15 mars avec un concert qui débutera à 21h.  Puis la fête se poursuivra le dimanche 17 mars à partir de 11h pour se terminer le lundi 18 à 1h30 du matin.
adresse : 46, avenue Marcel Langer. Gratuit.

6. La Saint-Patrick du Fût
Le Fût et à mesure vous transporte en Irlande le temps d’un weekend, du 16 mars à 17h au 18 mars à 1h du matin.
adresse : 20, rue Gabriel Péri.

7. Irish poutine et tee-shirt moche au Hopscotch
Le Hopscotch, parce qu’il est fair-play, met à l’honneur son cousin celtique irlandais et propose tout un week-end festif les 16 et 17 mars. Au programme, un « weekly Malt » à 4 euros le dram, une bière « Irish Red Ale maison » au prix de 6 euros la pinte, un cocktail 100 % Irish et une Haggis Poutine qui deviendra pour l’occasion Irish Poutine. En bonus, le pub organise un grand concours du tee-shirt de St-Patrick le plus moche.
adresse : 3, rue Baour Lormian

8. Six Nations au The Danu
The Danu propose lui aussi un week-end St-Patrick avec un samedi après-midi Tournoi des Six Nations, de 12 h à 23 h, à base de bonnes bières et goodies. Dimanche sera consacré à la musique.
adresse : 9, rue du pont Guilhemery

9. The Thirsty Monk : musique trad’ et happy hour
Le pub The Thirsty Monk organise son “St-Patrick’s Weekend” du 15 mars au 18 mars. Au programme : concert, musique traditionnelle irlandaise et happy hour.
adresse : 33 allée Jean-Jaurès

10. Pub O’Clock
Il y aura de grands chapeaux bizarres au Pub O’Clock pour célébrer la St-Patrick. Et une authentique Guinness irlandaise.
adresse : 21, boulevard de Strasbourg

Fanny Bedel


Les couleurs de Van Gogh

Les mangeurs de pommes de terre, 1885

Peintre peu reconnu de son vivant, considéré comme un génie un siècle plus tard, Vincent Van Gogh a commencé à peindre « tardivement ». Il a d’abord suivi la tradition familiale : être négociant d’art. Mais il a rapidement été déçu par le commerce de l’art. Il commença à peindre en 1880 à l’âge de 27 ans. Il était même un peintre autodidacte. Ses premiers dessins étaient des copies de scènes peintes par Jean-François Millet. Entre ses premières œuvres et sa mort, Van Gogh nous aura laissé plus de 900 tableaux et 1100 dessins.

Autoportrait, 1887

L’héritage de Van Gogh est immense. Des scènes de rues ou restaurants, des portraits et autoportraits, des paysages, des natures mortes… et de la couleur !  Si ses premiers tableaux étaient peints dans des tons sombres, son arrivée à Paris lui permit de découvrir un nouveau mouvement : l’impressionnisme français. Sa peinture devint alors plus colorée. Et surtout, on ne peut qu’admirer la maîtrise de son art dans chacune de ses œuvres. Toutes ces couleurs assemblées les unes aux autres pour finalement donner une image, pour montrer une explosion de couleurs. Vincent Van Gogh était un peintre Post-impressionniste, pointilliste. Je te laisse deviner pourquoi…

La nuit étoilée, 1889

Au cours de sa courte de carrière de 10 ans, Van Gogh aura développé un style particulier, son style. Aujourd’hui ses œuvres sont connus dans le monde entier. On ne peut pas parler de Van Gogh sans évoquer la fameuse Nuit étoilée. Comment sais-tu que tu es devant une toile de Van Gogh ? Regarde les couleurs, les jaunes vifs, les bleus profonds… Regarde le mouvement des couleurs, des vagues, des traits, des points…

Dans La nuit étoilée, ne vois-tu pas que le tableau prend vie sous tes yeux. Il suffit de se laisser entraîner par la poésie des couleurs. Fais confiance au maître des couleurs. Sous les coups de son pinceaux, même les soleils les plus vifs seront doux à regarder.

Le semeur au soleil couchant, 1888

Célia Vincendeau


[DOSS] Les réseaux sociaux nous rendent-ils service ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser les réseaux sociaux dans notre train-train quotidien. Quand 83% de la population française utilise internet, 68% des français sont inscrits sur au moins un réseau social et y passent en moyenne 1h29 par jour.

Il suffit de nous poser une colle sur un sujet ou sur une personne pour sortir notre téléphone et “googliser”. Se renseigner aussi facilement sur quelque chose ou sur quelqu’un soulève quelques questions et, c’est sur une en particulière que je souhaite m’appesantir… Et si quelqu’un effectuait une recherche sur moi ? S’il cherchait à se faire une idée de moi ? Quelles informations voudrais-je mettre en avant ? Qu’est ce que ces informations pourraient communiquer sur moi ?

Abordant enfin la fameuse problématique des réseaux sociaux… Du narcissisme à l’exhibitionnisme, les réseaux sociaux sont accusés de tous les maux. Autant de controverses méritaient un article à ce sujet. Les réseaux sociaux nous rendent-ils au fond réellement service ? Comment se défaire de l’usage habituel de ces plateformes et, s’en servir à son avantage, en connaissance de cause ?

La thématique n’est, en fait, pas légère à traiter… Étant en DUT Information-Communication, l’essentiel de notre formation est d’apprendre à comprendre et à gérer les réseaux sociaux. Il serait alors là assez délicat de critiquer toutes ces plateformes quand elles s’avèrent être parties intégrantes de nos futures perspectives professionnelles. Alors au lieu de craindre le faux pas, de ne pas se sentir suffisamment légitimes ou au contraire de ne pas se poser de question du tout, pourquoi ne parlerions-nous pas des dérives des réseaux sociaux ?

 

Usage habituel aka réseaux sociaux désocialisants ?

De plus en plus décriés pour leur utopisme, un brin culpabilisants, ceux-ci sont aussi bien nos meilleurs amis que nos pires ennemis. Dénoncés à cause par exemple des comptes Instagram de “fit girls” ou des photos dites “Tumblr”, les contenus des réseaux tendent vers le superficiel et le factice. Que mettre en avant lorsque l’on ne se sent pas à la hauteur ?

Considérés même comme un véritable gagne-pain pour les professionnels de l’audiovisuel et les personnalités publiques, les réseaux sociaux sont bien plus des réseaux que du social. Par mimétisme, certains peuvent même chercher à calculer le degré de socialisation via le nombre de likes, de partages, de commentaires. Devrions-nous chercher des signes matériels de popularité ?

Internet participe ainsi à une certaine dépendance à l’approbation et, bien qu’on la façonne consciemment tous un jour, à la création d’une face extérieure, d’une étiquette publique.

 

“Pic or it didn’t happen” (Photo ou ça n’est pas arrivé)

De multiples citations dans les séries notamment, font échos à ces blagues qui… finalement, ne sont pas si éloignées de la vérité. Prendre en photo comme une manière de figer un moment que l’on souhaiterait revivre ? J’aime le voir comme ça en tout cas.

Les réseaux sociaux ne devraient à mon avis, pas être diabolisés. Il nous est donné, à notre époque, la chance de communiquer et matérialiser des moments de vie.

Même si l’usage plus professionnel de certains est effrayante, il ne devrait pas nous empêcher de véhiculer nos valeurs et mantras de vie. Positivité, sérieux, détermination, passion ? Et pourquoi pas ? Entre exhibitionnisme et partage, nous sommes tous alertés par le numérique et les dérives de son utilisation.

Cherchons à en tirer le positif !

À suivre [DOSS] Mais où vont donc nos données ?

 

Flore Grondin


Urban lecture vous livre la culture !

Il se peut que vous ayez croisé, en allant en cours ou au Resto’ U, un livre qui semblait perdu. Vous avez alors, sûrement déniché l’un des 50 livres voyageurs du projet Urban Lecture.

Urban lecture, qu’est ce que c’est ?

Une initiative des étudiants de première année du département Infocom qui saura vous redonner le goût de la lecture. Cela rejoint un mouvement mondial, le Bookcrossing qui permet de partager et recycler des livres.

Pour le projet du département, le 5 juin des livres vont être dissimulés sur le campus Ponsan de l’IUT Paul Sabatier. C’est un peu une chasse au trésor qui vous permettra de voir plus loin que la BU. Ces livres voyageurs sont reconnaissables grâce à leur étiquette Urban Lecture.

J’ai trouvé un livre ! Et maintenant j’en fais quoi ?

Ces livres ont été volontairement égarés, voire même cachés et ne demandent qu’à être lus, et surtout qu’à voyager. Si vous en trouvez un, vous pouvez suivre les indications inscrites sur son étiquette et le signaler sur les réseaux sociaux de Urban Lecture  :

♦ La  page Facebook : Urban Lecture

L’évenement Facebook https://bit.ly/2KPMDy9

♦ L’Instagram : @urban.lecture

Après, libre à vous de les lire et de les cacher à nouveau ou de les garder !

N’hésitez pas à suivre les réseaux sociaux pour partager vos trouvailles avec les hashtags : #liberetonlivre #urbanlecture #bookcrossing #infocomtlse et à partager l’événement pour en faire profiter le plus de monde.

Alors c’est à vous, cherchez, lisez, cachez !

 

Margaux CH & Chrystel L


A vos marques, prêts ? Voyagez !

Ceci est un message à tous mes globe-trotteurs, et personnes en soif d’aventure! Comme vous le savez tous, l’été approche à grand pas… Et il n’est jamais trop tôt pour organiser ses voyages! Si vous aussi, les vacances entre potes vous tardent mais que les seules destinations que vous pouvez vous permettre sont à Barcelone ou à Londres, cet article est fait pour vous!

Voici une petite sélection de quatre des destinations proposées par les compagnies aériennes “low cost” depuis Toulouse, Hop! Air France et Ryanair pour passer un été inoubliable dans d’autres villes européennes.

Edimbourg, Londres, Berlin, Düsseldorf, Bruxelles, Milan, Rome, Venise, Francfort, de nombreuses destinations sont disponibles depuis l’aéroport de Toulouse à petit prix grâce à nos deux compagnies aériennes. Et pour vous faire rêver comme je le peux, j’ai sélectionné deux destinations par compagnie pour vous montrer ce que l’Europe a à vous offrir, vous êtes prêts?

 

HOP! AIRFRANCE

  • Figari, Sud de la Corse

Figari est une super destination si vous voulez voyager entre amis, je ne pense vraiment pas que ce soit un endroit à expérimenter seul.e. Hop! vous propose trois vols par semaine pour vous y rendre cet été, période idéale pour aller en Corse. Connue pour sa magnifique baie, sa réserve naturelle et ses nombreuses criques. Figari est l’endroit idéal si vous êtes du genre aventurier: randonnées, balades en VTT, accrobranche, canyoning vous y attendent! Pour les adeptes de surf et les véliplanchistes, le golf de Figari vous fera sûrement de l’effet. Et si vous n’êtes pas très sportif… pas de panique! Des dégustations de vin, de fromage et de charcuterie y sont organisées, vous pouvez même trouver des fermes-auberges qui ouvrent leurs portes pour vous faire goûter la cuisine locale. Pour les fêtards, le mieux est de se rendre à Porto-Vecchio, à 20 minutes en voiture vers l’est.

Les incontournables:

Les criques du Figari, les montagnes en direction de Cagna, pour les adeptes de randonnées. La pointe de Ventilegne et la plage de Tonnara sont de magnifiques endroits pour se baigner. Enfin, la chapelle de Montilati, les vestiges préhistoriques ainsi que les tours génoises surplombant la baie sont d’intéressants monuments à découvrir!

Petits conseils:

Si vous désirez découvrir la région, n’hésitez pas à louer une voiture mais faites-y très attention, les routes sont sinueuses et si vous ne rendez pas la voiture en PARFAIT état, les frais supplémentaires seront très salés!

photo prise par Boaterfly.

 

  • Prague, République Tchèque

Si la République Tchèque ne vous a jamais attiré peut-être que le vlog de Bruno Maltor vous fera changer d’avis. Quoiqu’il en soit, si vous êtes en quête de culture, la Vieille ville est faite pour vous. Proche des autres grandes villes de l’Europe Centrale (Vienne, Bratislava, Berlin, Budapest, Varsovie), Prague ne manque pas de monuments: le château de Prague, le pont Charles, la place de la Vieille ville, l’horloge astronomique et j’en passe. C’est la destination idéale pour faire le plein d’histoire! Mais c’est également la ville pour faire le plein d’air frais avec ses nombreux parcs et jardins tels que les magnifiques jardins du château, ou le parc de Kampa, sans oublier le parc Petrin. Concernant les musées, vous ne serez pas en manque non plus, entre les musées des Beaux-arts, d’Histoire et de la musique, vous pouvez choisir celui qui vous correspond le mieux sur le site avantgarde-prague.fr

Petit conseil:

Les meilleurs bars de Prague sont dans des caves avec une ambiance ancienne, style beuverie traditionnelle.

photo provenant du site leroutard.com

RyanAir

  • Varsovie, Pologne

La capitale polonaise connue pour son modernisme mêlé à son style baroque, compte de nombreux incontournables comme le château Royal ou la voie Royale. Considérée comme l’artère principale de la ville, la voie Royale mène à de nombreux palais, musées, et cafés… Si vous y allez pour son aspect culturel, vous ne serez pas en manque, entre le Monument de l’Insurrection de Varsovie, le musée de l’Histoire des juifs de Pologne, le Musée de la science ou encore Chopin, et j’en passe! Pour les activités nocturnes, Varsovie propose de nombreuses activités et pour tous les goûts! Certains cafés-pubs par exemple, organisent des vernissages, des rencontres avec personnages intéressants, des discussions, etc. Des clubs d’étudiants, Stodola notamment, organisent des concerts de rock, puis il y a la boîte Akwarium, pour les fans de jazz, l’endroit idéal pour faire des découvertes musicales. Pour les cinéphiles, les studios de cinéma organisent des rétrospectives, des festivals et des marathons cinématographiques nocturnes. D’autres choses sont également à visiter: le Palais-Musée de Wilanow, les jardins de Krasinski, Radziwill (l’actuel siège du conseil des ministres), la Maison Blanche (ancienne résidence royale transformée en musée) et n’oubliez pas de vous promener dans l’un des parcs et jardins de la capitale, connue pour ses espaces verts!

Petit conseil:

Il est déconseillé aux touristes de visiter le quartier Praga sur la rive droite de Varsovie. Mais apparemment c’est un superbe quartier à découvrir qualifié “d’alternatif”, “peinturluré” et “populaire”.

Bon plan:

Investissez dans une Tourist Card (24h ou 72h), afin de bénéficier d’avantages! Tarif réduit sur le tramway nautique, les vélos, la location de voiture et même de calèche (oui oui). Vous pourrez gratuitement ou à prix réduit, entrer dans les musées et les galeries d’art de la ville. Et certaines boîtes de nuit offrent des rabais sur présentation de la carte.

photo provenant du compte Instagram de la ville de Varsovie

 

  • Edimbourg, Ecosse

La capitale de l’Ecosse est desservie par deux vols hebdomadaires. De nombreux lieux sont à visiter à Edimbourg à l’intérieur comme à l’extérieur de la ville, à commencer par le plus célèbre des châteaux écossais: le château d’Edimbourg. L’artère principale d’Edimbourg, Royal Mile mène jusqu’au Camera Obscura & World of Illusion,  où l’on peut voir Edimbourg depuis le sommet d’une tour, dans une chambre mystérieuse, d’autres activités sont également proposées (ex: kaléidoscopes géants). Vous pouvez aussi visiter: le port de Leith, le jardin botanique royal, le Mémorial national à Calton Hill; le Scott Monument dédié à l’écrivain Walter Scott; le palais de Holyroodhouse, le Parlement écossais. Si vous voulez vous dépenser, je vous suggère, une petite randonnée pour atteindre Arthur’s Seat afin d’admirer la magnifique vue sur tout Edimbourg. Pour observer la beauté de l’Ecosse, éloignez-vous un peu de la ville, et découvrez ses plages comme celle de Portobello, ses lacs comme le fameux Loch, et ses montagnes avec les Highlands. Concernant les musées, vous pouvez visiter l’un des monuments emblématiques d’Edimbourg: “the Museum of Scotland”, qui retrace l’histoire de l’Ecosse. Ainsi que la Galerie Nationale d’Ecosse, qui donne gratuitement accès à de nombreuses oeuvres d’art, qui pour certaines sont considérées comme les plus belles du monde.

Finalement, hiver comme été, la ville d’Edimbourg reste attractive, mais je vous conseille de vous y rendre en août pour vous rendre au Festival International d’Edimbourg, un festival artistique qui aura lieu du 3 au 27 août 2018, vous pouvez déjà réserver vos entrées sur groupbookings@eif.co.uk.

château d’Edimbourg

En espérant que cet article vous a permis de découvrir des perles en Europe, je vous dit à bientôt dans un prochain article où je vous donnerai des astuces pour dépenser le moins possible avant et pendant vos voyages!

 

Solene Mizele


La tournée des musées

Le compte à rebours avant la fin des stages a commencé. Inévitablement, l’ennui viendra vous jouer des tours. Amoureux des musées ou pas, le CURIOS’IUT vous a concocté une petite liste des expositions actuelles dans les musées de la ville rose, ainsi que des événements culturels. Après tout, même si l’art moderne n’est pas votre tasse de thé, tenter de comprendre une œuvre entre amis permet de braver l’ennui.

Commençons par les Abattoirs, musée d’art moderne et contemporain. L’artiste Renaud Jerez, originaire de Narbonne a déjà exposé dans les plus grandes villes du monde: New York, Los Angeles et même Berlin, sa renommée n’est plus à faire. Mais, c’est la première fois que cet enfant du pays expose ses œuvres en France, les Abattoirs lui ont alors laissé « Carte blanche ». Nous vous invitons donc à aller découvrir ces œuvres originales et décalées.
Le musée vous offre même la possibilité de tout découvrir le 15 mars à 18h30 dans l’auditorium du musée. La bonne nouvelle ? L’entrée est gratuite. Que demander de plus ?

Rester « passif » devant une exposition ne vous intéresse pas ? Ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tous les goûts. Le musée St-Raymond vous invite à venir découvrir la Grèce antique ainsi que ses rituels de façon peu conventionnelle. Cette exposition polysensorielle vous mettra à l’épreuve. Il faudra écouter, toucher et même sentir pour en savoir plus sur les banquets, les mariages ou encore les sacrifices !

Cette exposition est à 5€ pour les étudiants et gratuite pour les moins de 18 ans.

 

 

 

 

(cr: CURIOS’IUT)

  Le musée des Augustins vous propose des visites par les étudiants, pour les étudiants. C’est une façon unique de visiter le musée en le découvrant sous un nouvel angle.

Le 7 mars, une visite ciblée sur les sculptures avec pour thème « l’évolution des canons esthétiques féminins ». Suivi d’une autre visite le 14 mars sur le thème du « regard ».

Puis, du 17 mars au 24 septembre 2018, le musée vous proposera une exposition sur la Renaissance avec des fonds incroyables mêlant peintures, sculptures, objets d’arts et même du mobilier.

   La calligraphie et le Japon vous intéressent ? Le musée George Labit mélange les deux grâce à l’exposition de Shodô par Khôhô Kurihara, « Grand Maître de Shodô » jusqu’au 30 avril.

   Cette « petite » liste touche à sa fin avec le Muséum d’Histoire Naturelle et son exposition sur les rapaces qui se termine le 29 avril. L’infrastructure vous offre la possibilité d’assister à des conférences le jeudi à 18h30 dans l’auditorium avec un accès libre et gratuit. La prochaine se tient le 8 mars « Trois regards, une passion : la nature ». Seront présents une dessinatrice de terrain, un ornithologue ainsi qu’une entomologiste.

Le muséum organise aussi des rencontres libres autour de sujets particuliers, une façon d’en apprendre plus en faisant connaissance avec de nouvelles personnes.

Pour celles et ceux d’entre vous qui sont plus intéressés par le côté scientifique, pas de panique! Une rencontre autour du cerveau et de nos comportements aura lieu le Vendredi 15 mars à 18h30 dans la cadre de « La semaine du cerveau ».

Eulalie Hne


LA NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES A TOULOUSE

Le Samedi 20 mai 2017 s’est déroulée la 13 ème édition de la nuit européenne des musées. Nous nous sommes rendus sur place pour voir ce que nous offraient les musées de la ville de Toulouse.
Nous avons débuté la soirée au Muséum d’Histoire Naturelle où nous avons été accueillis par le personnel du musée qui arborait… des masques de chat. Et pour cause, à l’occasion de l’exposition temporaire sur les chiens et les chats, le musée a proposé aux visiteurs de partir à la recherche de chats cachés tout au long du parcours, spécialement plongés dans la pénombre. A la clé, le gagnant, tiré au sort, a eu droit à une nuit privatisée au musée, en famille ou entre amis.
Cette nouvelle manière de visiter le musée a principalement attiré les familles. Mais on pouvait également croiser de nombreux jeunes adultes. Le brouhaha permanent, présent dans le musée, donnait à l’ensemble un aspect convivial.
Initiative intéressante: le musée a mis à contribution des élèves du collège Émile Zola qui ont réalisé de la médiation autour de la baleine. Le squelette suspendu au-dessus de nos têtes, nous avons ainsi découvert l’histoire du squelette et le mode de vie de la baleine.
Nous avons interrogé les élèves qui nous ont expliqué que ce projet avait déjà été réalisé l’an dernier et qu’ayant remporté du succès, il s’est réitéré cette année. Ils sont plutôt satisfaits de cette expérience.
La soirée s’est poursuivie au musée des Augustins où les visiteurs ont pu découvrir les œuvres d’une manière plutôt spéciale. En effet, pour l’occasion, le musée a réalisé un partenariat avec les siestes électroniques qui ont plongé l’ensemble du musée dans une ambiance musicale aux sonorités planantes. Des sièges et des poufs étaient placés dans toutes les salles du musée et le cloître était éclairé par des lanternes et des bougies.
Tout comme le muséum, le musée des Augustins a mis à contribution des élèves de 6 ème , du collège Hubertine Auclert, cette fois-ci, qui ont réalisé des masques en carton, inspirés de la sculpture de Saint Michel terrassant le démon, datant du XVème siècle. Les visiteurs pouvaient se photographier en portant ces masques.
Les élèves avaient également réalisé des sculptures en argile et peint des chimères.
Pour finir la visite du musée, nous sommes montés à l’étage où sont exposés de nombreux tableaux, et nous avons assisté à un atelier de danse. Après 15 minutes d’échauffement, les visiteurs volontaires ont réalisé une chorégraphie de danse contemporaine, en reprenant les positions représentées sur l’un des tableaux de la salle. Charge aux spectateurs de deviner de quels personnages il s’agissait.
Pour finir la soirée, nous nous sommes rendus au musée Saint Raymond où nous avons été accueillis par un artiste de cirque, suspendu à une chaise dans la cage d’escalier. En montant au 1 er étage, nous avons profité d’un concert de guitare réalisé par un artiste qui avait le visage peint de blanc, faisant écho aux bustes exposés dans la salle.
Puis des intervenants ont mimés les reliefs représentant les travaux d’Hercule, qui sont exposés de manière permanente dans le musée.
Si vous n’avez jamais eu l’occasion d’assister à la nuit européenne des musées, sachez qu’elle vous propose une manière originale et vivante de découvrir les différentes œuvres exposées.
Alors même si vous n’êtes pas amateur de musées, essayer d’aller y faire un tour l’an prochain. Vous pourrez avoir des surprises.

Séverine THEME