Un combat toujours d’actualité : le respect des droits de l’homme dans le monde

Amnesty International, riche de ses 50 années d’expérience et de lutte pour faire appliquer la Déclaration universelle des droits de l’homme ne cesse de gagner en ampleur. Malgré leur combat incessant, une association a sans cesse besoin de se renouveler avec de nouveaux militants, et de se faire connaître du public. Toujours est-il qu’avant de se joindre à une association et d’adhérer à ses valeurs, il faut en saisir toute l’importance.

Quelle est son histoire ?

  • 1961. L’hebdomadaire The Observer publie un article intitulé « Les prisonniers oubliés » qui rend compte de l’histoire de six personnes emprisonnées pour dissidence. Un premier combat qui se soldera par une victoire suite à de nombreuses reprises de cet article à l’internationale. Le succès de cette première action prend de l’ampleur et marque la naissance d’Amnesty International.
  • 1966. L’association adopte deux pactes internationaux : le pacte des droits civils et politiques & le pacte des droits économiques, sociaux et culturels. Elle obtient également un poste de consultant à l’assemblée générale des Nations unies et adopte donc comme texte référent la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, originellement signée par 50 pays. Elle est désormais adoptée par 192 pays. Ces trois textes forment la « Charte internationale des droits de l’Homme » qui représente la base légale sur laquelle est fondée Amnesty internationale.
  • 1977. Amnesty International devient prix Nobel de la paix.

Qu’est-ce qu’Amnesty international ?

Amnesty International c’est 7 millions de personnes engagées et de 70 pays différents. Amnesty international, c’est aussi 150 pays couverts par les actions menées par 100 équipes de chercheurs, 380 structures, 240 000 donateurs actifs. Mais Amnesty international c’est encore 70 rapports publiés par an.

En effet, fort de sa position en tant que consultant à l’assemblée générale des Nations Unies et de sa présence au sein de nombreuses organisations intergouvernementales bien qu’il reste indépendant, Amnesty internationale est déployé sur tous les continents et couvre l’ensemble de notre monde pour faire respecter les droits qui sont ceux de tout Homme, les vôtres, les nôtres.

C’est une association qui participe discrètement à de nombreuses actions importantes dans le cadre du respect des droits et libertés de chacun et ce dans l’ensemble des pays. Elle lutte pour les droits inaliénables, immuables et universels que sont ceux décrits dans la charte internationale des droits de l’Homme.

Mais concrètement ?

Amnesty c’est de nombreuses pétitions, des lettres, des actions pacifistes, et parfois des actions en justice ou des exfiltrations. Donnons quelques exemples : légalisation de l’avortement dans la constitution de l’Irlande du Nord, dépénalisation de l’homosexualité en Inde, abolition de la peine de mort au Burkina Faso et dans l’état de Columbia District aux Etats-Unis, fin du visa de sortie pour les travailleurs au Qatar … et bien d’autres encore rien que l’an passé !

Fanny Bedel


Le dictionnaire (très) désordonné des mythologies #1

MYTHOLOGIE NORDIQUE ou GERMANIQUE : Jörmungand

La Terre est ronde, n’en déplaise aux platistes, mais il se peut que des siècles avant notre ère elle eût été un petit écoumène ornementé d’une ceinture tout à fait extraordinaire. Vous n’avez donc jamais entendu parler de Jörmungand, le serpent de Midgard, dans la mythologie nordique ?

Loki est un dieu très rusé qui n’a pas d’autres buts que celui de faire le mal. Il séduit autant qu’une flamme vive, brûle autant qu’un incendie, et si la mort avait un visage, ce serait le sien. Encore faudrait-il qu’il ne puisse pas en changer ! Car le dieu est changeant, trompeur, manipulateur et corrupteur… “Splendide d’apparence, mauvais de caractère et très changeant de comportement” décrit suffisamment bien le personnage.

Ce dieu perfide a eu plusieurs enfants et parmi eux Jörmungand, un gigantesque serpent aux écailles plus dures que l’acier qui de sa gueule béante dégueule perpétuellement un mortel venin. Mais si Loki ne sème sur son chemin que tromperie et infortune, ses enfants sont synonymes de chaos et de désolation, selon les prophéties. Ces prophéties disaient qu’une bataille aurait lieu, durant laquelle tout disparaîtrait. C’est ainsi que dès son enfance, Jörmungand fut jeté à la mer par les autres dieux, qui craignaient de grands dégâts.

Ce que les autres dieux n’avaient cependant pas prévu, c’est que le serpent continuerait à grandir sans jamais s’arrêter. À tel point qu’il finit par entourer le monde de Midgard, le monde des humains, et se mordre la queue. Depuis ce jour il était la cause des raz-de-marée, ses mouvements entraînant irrémédiablement la mer sur Midgard.

Parmi les créatures fantastiques de la mythologie nordique on trouve les géants, fils du premier être vivant, personnifications des forces de la Nature, prédécesseurs et ennemis des dieux, appelés jötnar et habitant Jötunheimr. Le roi-géant, Utgarda-Loki, un jour hébergea Thor et ses compagnons et décida de les humilier. Il prépara alors des défis impossibles pour chacun d’eux qu’il rendit simples d’apparence par des illusions visuelles. Ce fut la première rencontre entre Thor et Jörmungand : le roi-géant fit du serpent un petit chat aux yeux de Thor qui fut chargé de le soulever. Plus Thor forçait pour soulever le chat, plus celui-ci s’allongeait mais ses pattes jamais ne quittèrent le sol. Juste une patte. Thor réussit à faire décoller une patte. La supercherie fut révélée le lendemain et Utgarda-Loki dut admettre que soulever une patte de ce chat était un exploit en soi, et de cet événement tous les géants furent impressionnés.

Une autre aventure opposa Thor au fameux serpent. Un beau jour, Thor avait décidé d’aller pêcher avec le géant Hymir. Il s’était pour cela muni d’une bonne canne à pêche et d’un appât pour le moins original : une tête de bœuf. Le dieu du tonnerre exigea du géant qu’il l’amena le plus au large possible. Tandis que Hymir pêchait deux baleines, Thor, toujours dans l’excès, pêcha Jörmungand. Il le hissa à bord du bateau frappa avec son mythique marteau Mjöllnir, et le serpent sombra. Une autre version raconte que une fois le serpent hissé hors de l’eau, le géant Hymir, prenant peur, aurait coupé la ligne. Thor, furieux, tua le géant. D’autres variantes du mythe disent aussi que Thor tua le serpent mais ces versions sont contestées par Snorri Sturluson, auteur de l’Edda, référence dans la mythologie nordique.

La vie de Jörmungand continua, comme celle de nombreux autres personnages, jusqu’au Ragnarök, jusqu’à la fin du monde, jusqu’à l’ultime bataille entre géants et dieux. Selon la prophétie, seront libérés Loki et ses enfants, et Jörmungand se déchainera et provoquera les plus puissants raz-de-marée. Cette bataille marquera la mort de tous les dieux et des tous les Hommes hormis un couple. Durant la bataille aura lieu l’ultime confrontation entre le dieu Thor et Jörmungand, plus grand, plus venimeux, plus effrayant que jamais. Les deux combattraient jusqu’à ce que le serpent trépasse. Thor triomphant pourra ne faire que neuf pas avant de succomber du mortel venin de Jörmungand, le serpent de Midgard.

Ainsi s’achève le mythe de Jörmungand, le serpent de Midgard (prononcé “Iormoungander” en suédois). Il est temps de refermer le livre poussiéreux des mythologies, mais nous l’ouvrirons à nouveau, bientôt, pour un autre mythe.

Célia Vincendeau, Marjolyne Cordier


Urban Lecture

Vous n’en avez pas encore entendu parler et pourtant cet événement revient pour sa deuxième édition : Urban Lecture, débarque le 29 mars 2019 dans la ville rose. “Mais, vous demandez-vous, c’est quoi Urban Lecture ?”

Tout d’abord l’idée d’un enseignant, qui est devenu un projet pédagogique, un moyen de promouvoir la lecture mais aussi l’opportunité de découvrir ou redécouvrir notre belle ville qu’est Toulouse.

Urban Lecture a vu le jour en 2017, à l’IUT Paul Sabatier, par l’initiative de M. Arnaud Foucher, enseignant documentaliste, qui a souhaité valoriser un fond documentaire en faisant un concept ludique : le bookcrossing. Il s’agit d’une façon de faire voyager les livres, de faire du troc, en vogue depuis les années 2000, particulièrement dans les pays anglo-saxons. Concrètement, le livre est posé quelque part dans le monde, puis il ne tient qu’à ses lecteurs et lectrices de le faire voir d’autres paysages, d’autres visages et d’autres mains en l’emmenant avec ellui.

Le concept vous enchante, c’est sûr, c’est pourquoi l’IUT s’est joint à l’aventure il y a deux ans. Dans sa première édition, l’évènement été centralisé autour du campus de l’IUT Paul Sabatier, site de Ponsan. Pour cette seconde édition, le projet évolue et s’installe partout dans la ville. Outre un plus vaste espace de recherche, c’est aussi un nombre plus important d’ouvrages disponibles, équivalents aujourd’hui à une centaine de livres.

Une question subsistait pour les étudiant.e.s de première année du département information-communication des options numérique et patrimoine et pour leur enseignant : comment rendre le projet plus attractif ?
La réponse fut très vite limpide, il fallait faire de ce lâcher de livres un jeu de piste dans lequel un indice donne des précisions sur le lieu où sera déposé l’ouvrage, un jeu de piste autour de cinq thématiques pour découvrir des lieux toulousains emblématiques, voilà l’enjeu de Urban Lecture 2019 ! Un événement qui s’articulera aussi sur les réseaux sociaux, les étudiants utilisant les moyens de communication les plus prisés par les jeunes pour informer les futurs lecteurs des avancés de l’événement. Des jeux concours pour libérer certains ouvrages, des indices et d’autres surprises seront lancés sur les comptes Facebook “Urban Lecture” et Instagram “urban.lecture”.

Parce qu’il est désormais temps pour vous, lecteurs et lectrices, d’agir ! Rejoignez l’événement Facebook “Lâcher les livres !” du 29 et 30 mars et vous pourrez ainsi partir à la recherche de ces ouvrages. Pour les reconnaître c’est bien simple, il seront placés dans un papier plastifié et à l’intérieur un marque page créé spécialement pour l’occasion. Une fois le livre entre vos mains, votre mission si vous l’acceptez sera de dévorer le récit, faites en qu’une bouchée, amusez-vous et bien sûr, envoyez votre rapport de mission sur les réseaux sociaux pour obtenir encore plus d’indices pour trouver encore plus de livres ! Replacez le marque page dans le livre, replacez le livre dans l’étui et replacez le livre quelque part pour que d’autres puissent en profiter, parce que Urban Lecture ce n’est que du partage, alors à bientôt dans Toulouse !

Facebook de l’évenement :
https://www.facebook.com/iut.infocom.104
Urban Lecture ( premier compte qui apparait avec le logo rose)

Evenement facebook :
https://www.facebook.com/events/259361728346754/
Lachez les livres! 29/30 mars 2019

Page Instagram :
https://www.instagram.com/urban.lecture/?hl=fr
urban.lecture

Marine Pommier


A vos MOOC… Prêts… Étudiez !

Serais-tu à la recherche d’un moyen pour apprendre des choses intéressantes et utiles sans dépenser ne serait-ce qu’un centime ?  J’ai trouvé pour toi la solution à ton problème ! Laisse te présenter le MOOC !

Alors, question pratique : qu’est-ce qu’un MOOC ?
Le Massive Open Online Course en anglais ou “formation en ligne ouverte à tous” pour les plus francophones d’entre nous (mais on se contentera de MOOC) est une formation à distance et gratuit capable d’accueillir de nombreux étudiants en même temps. Pour expliquer le concept encore plus simplement, un MOOC est un cours d’université comme nous en avons tous les jours, à la différence que ton enseignant n’est pas en face de toi mais à l’autre bout de la France ou à l’autre bout du monde et que tu peux quand même avoir accès à son cours, comme des centaines d’autres étudiants dispersés un peu partout en France et ailleurs. Et tout cela est complètement gratuit.

Maintenant, deuxième question pertinente : comment peut-on avoir accès à un MOOC ?
Tout d’abord, tu peux t’inscrire à tous les MOOC que tu veux, aucune restriction de nombre. Ensuite, il te suffit de chercher “MOOC” grâce à notre meilleur ami Google et hop, une quantité inimaginable de MOOC s’offre à toi. Alors, bien évidemment, les MOOC ne sont pas éparpillés partout sur internet, il existe des plateformes où sont hébergés les MOOC. Il te suffit juste de t’y inscrire avec un mail et un mot de passe. Et je vais bien évidemment te donner mes conseils parce que si je te parle de MOOC, c’est que je l’ai déjà expérimenté moi-même.

– Il existe la plateforme officielle du MOOC français : Fun MOOC (France Université Numérique). Cette plateforme a été lancée en 2013 et tu y trouveras profusion de cours pour t’enrichir. Les cours y sont bien évidemment en français et la plateforme est bien faite, de sorte que tu n’auras aucun problème à la prendre en main.

– Comme le MOOC est quand même d’origine américaine, je te conseille d’aller faire un tour du côté de la plateforme edX. C’est d’ailleurs  edX qui a mis en place Fun MOOC. Bref, les cours y sont en anglais mais pas seulement, tu y trouveras parfois des cours proposés en deux langues (comme du chinois par exemple).

Voilà donc les deux plateformes que je privilégie. Tu peux d’ailleurs y avoir accès en cliquant sur leur nom. À toi de choisir voire d’en trouver d’autres puisque internet regorge de surprises.

Comme toutes choses, le MOOC a des qualités et des défauts dont je vais essayer de faire une liste objective.
Les qualités :
1) C’est gratuit et accessible à tout âge, tout niveau de formation, etc. et ça c’est cool !
2) Quand tu as trouvé le cours que tu cherchais, tu vas pouvoir trouver sur la page d’informations de ce cours des indications comme : le temps à y consacrer par semaine, à qui s’adresse le cours, de quoi il parle, tu peux même parfois trouver le plan du cours, ce qui te permet de t’inscrire en connaissance de cause.
3) La seule chose dont tu as besoin c’est un ordinateur et une connexion internet et encore pas tout le temps puisque les cours sont téléchargeable en format PDF.
4) En plus des PDF, tu auras parfois accès à des diaporamas, voire des audios si tu décides d’apprendre une langue.
5) Les MOOC sont reconnus par l’état, ce qui veut dire qu’ils sont reconnus valables comme source d’apprentissage et de connaissances.
Maintenant, les défauts :
1) Si je viens de dire que les MOOC étaient reconnus par l’Etat Français, en revanche, ils ne permettent pas encore d’obtenir des crédits européens, qui permettraient donc de pouvoir compter un MOOC comme étant partie prenante de nos études.
2) Et pour rebondir sur le premier défaut, il existe des certifications. Si tu regardes bien sur la plateforme edX par exemple, pour les cours auxquels tu t’es inscris, il t’est peut-être proposé “Pursue a verified certificate”. Il est donc possible d’obtenir un certificat prouvant le travail fourni mais pour cela, il faut sortir la carte bleue. Le prix tourne autour de 40 €, ce qui n’est pas excessivement cher en soi mais peut rapidement être rédhibitoire.

Peu de défauts pour toutes les qualités énumérées ?  Je te l’accorde. Peut-être suis-je trop enthousiaste à ce sujet… Quoi qu’il en soit, grâce à ce concept, j’ai pu trouver un cours d’italien très bien fait et je peux donc assouvir mon désir de parler la langue de Dante et de de Vinci.

Je me permets donc de te dire de profiter de toutes les ressources que l’univers te propose malgré les petits défauts qui traînent à droite et à gauche.

Célia Vincendeau


Le journal des bonnes nouvelles #3

Bienvenue dans le journal des bonnes nouvelles #3 ! Nous avons soigneusement sélectionné pour vous les bonnes nouvelles qui vous mettrons le sourire aux lèvres. Et en bonus en fin d’article, quelques anecdotes (inutiles) qui vous permettrons de briller en soirée…

Goodeed : donner sans payer
Vous voulez faire un don à une ONG mais vous ne mangez que des pâtes toute la semaine ? Il vous est aujourd’hui possible de donner sans payer ! Une start-up française à créé une application : Goodeed. Visionner une vidéo publicitaire d’au moins 20 secondes et 80% des revenus générés sont reversés à des ONG, les 20% restant étant consacrés à la start-up. Et aucune crainte que l’argent soit mal utilisé, les ONG envoient régulièrement des photos ou compte-rendus à la start-up qui les publie sur Facebook.
Aujourd’hui, les visionnages de publicités ont permis de financer la plantation de 100 000 arbres en Ethiopie ou encore 18 000 repas pour des enfants au Kenya. Et pour finir, la petite entreprise prévoit de se développer à l’international. De quoi financer encore plus d’ONG. Vous ne perdrez plus jamais votre temps à regarder une publicité !

Toulouse, terre d’exil
Depuis le vendredi 15 mars une exposition exceptionnelle est ouverte : au musée des Abattoirs l’art nous apprend l’histoire, et particulièrement l’histoire de centaines de milliers d’exilés espagnols en 1939. Venez apprendre l’histoire de nos voisins ibériques au travers des yeux des artistes, mais surtout ceux de Picasso, symbole de la lutte pour la République. Le musée mais aussi de nombreuses visites guidées du quartier Saint-Cyprien accueillerons vos yeux curieux jusqu’en fin août, alors n’hésitez pas à vous renseigner sur le site du musée !

Printemps du Cinéma des places de ciné à 4€ (du 17 au 19 mars)
Envie de sortir sans te ruiner, le bon plan de ce début de semaine c’est le printemps du cinéma. Et cette année encore l’événement tant attendu par les cinéphiles revient à Toulouse et souflle ses 20 bougies. Ainsi du 17 au 19 mars, les places de cinéma sont à 4€ dans les cinémas toulousains participant à l’opération. C’est donc le bon moment de voir ou de revoir les derniers films sortis en salle dernièrement.
Comme chaque année dans la ville rose, ce sont les cinémas suivants : CGR et UGC qui participeront à cette vingtième édition. Vous pourrez ainsi découvrir leurs programmations grand public ; si a contrario si vous préférez le cinéma d’art et d’essai le rendez vous sera pris à l’ABC.

Les Enfoiros de l’INSA : une association étudiante
Vous cherchez comment occuper vos soirées du 1er au 6 avril ? Voici une solution pour vous : pour la 19ème année consécutive les Enfoiros de l’INSA vous proposent une semaine de concerts autour des fêtes estivales, entre danse, chant, humour et musique, vous aurez l’occasion pendant plus de 2h30 de découvrir le résultat de six mois de répétitions intensives. Si vous souhaitez soutenir l’action des Restos du Coeur tout en passant une bonne soirée, pour cela rien de plus simple venez dès à présent acheter vos places tous les midis devant le Restaurant Universitaire de l’INSA ou sur le site de l’association www.enfoiros.org.
Ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de participer à ces concerts, ne vous en faites pas, des séances de rattrapage auront lieu à la Maison de la Musique, Cap’Découverte à Albi le 25 mai et au théâtre des Mazades, Toulouse le 31 mai et 1er juin.
Les bénéfices de ces concerts seront intégralement reversés aux Restos du Cœur de Haute-Garonne. Chaque billet plein tarif permettra aux Restos du Cœur de distribuer 10 repas à ceux qui en ont le plus besoin.
Ils comptent sur vous !

 

INFORMATIONS INUTILES
1. Peut-être êtes-vous des habitués des stades et avez-vous déjà eu l’occasion de participer à une ola. Mais savez-vous quelle est la vitesse d’une ola ? En moyenne, une ola a une vitesse de 12 m par seconde, ce qui fait 22 sièges par seconde. Incroyable !

2. L’orgue, instrument incontournable des églises catholiques d’aujourd’hui, n’y a pas toujours eu sa place : il a été créé au IIIème siècle avant J-C et il est devenu très populaire dans les théâtres romains ; d’abord profane, ce n’est qu’aux XIème et XIIème que l’orgue commence à envahir les édifices catholiques jusqu’à en devenir indissociable.

Célia Vincendeau, Marjolyne Cordier, Elisa Broca, Marine Pommier


La Saint Patrick

Une fête Irlandaise devenue internationale, une fête religieuse devenue populaire.

Un peu d’histoire …

Saint Patrick n’est pas né en Irlande, il est né en Grande Bretagne. Cependant il fut l’Evangélisateur de l’Irlande et le 17 Mars est le jour de sa mort. La Saint Patrick est avant tout une journée commémorative en son honneur. Cette fête d’abord religieuse est basée sur une légende.

Cette légende dit que Saint Patrick aurait été enlevé par des pirates irlandais à l’âge de 16 ans et qu’il aurait été vendu comme esclave. Il aurait alors vu Dieu en songe qui l’aurait guidé pour s’échapper. Il décide alors d’étudier la théologie auprès de Saint Germain d’Auxerre. Saint Patrick reçoit alors l’ordre d’évangéliser l’Irlande. Pour ce faire, il retourne en Irlande en 432 et tente d’expliquer la notion de trinité au roi Irlandais, le roi Aengus, par le biais d’un trèfle. C’est pour cela que le trèfle est un symbole important pour la Saint Patrick.

Les symboles sont multiples, entre le trèfle, le serpent, le « leprechaun » et la couleur verte. Cela s’explique par la suite du mythe qui dit que Saint Patrick aurait chassé tous les serpents d’Irlande, sachant qu’ici les serpents sont une métaphore représentant les païens. Vous l’aurez compris, c’est pour cela qu’on représente Saint Patrick avec un serpent. En ce qui concerne le leprechaun, c’est une légende populaire disant que le leprechaun, le lutin vert de la Saint Patrick, dévoilerait son trésor au pied d’un arc en ciel à condition de pouvoir l’attraper. Son nom lui vient d’un mot irlandais « lechorpan » signifiant petit homme. Quant à la couleur verte elle est le symbole le plus fort car elle représente la venue du printemps.

Une Saint Patrick qui a bien évoluée …

Vous l’aurez deviné, la Saint Patrick est à l’origine une fête religieuse. Il est inscrit dans la tradition que ce jour là, il est coutume de se rendre à la messe. Elle est reconnue comme fête religieuse au XVIIème siècle par le pape Urbain VIII. C’est bien plus tard que la Saint Patrick devient une fête populaire et patriotique. En effet c’est seulement au XXème siècle que le 17 Mars sera déclaré férié par le parlement Britannique.

Comment expliquer que la Saint Patrick, une fête Irlandaise, soit aussi répandue à l’international ? Comme vous le savez probablement au XIXème siècle une terrible famine touche l’Irlande et provoque une forte vague d’émigration notamment vers l’Amérique du Nord. Les Irlandais décident alors de quitter leur pays mais ils emportent avec eux leurs coutumes et traditions dont la Saint Patrick.

Notre ville rose se met au vert …

Sur Toulouse vous aurez l’occasion de célébrer la Saint Patrick dès le jeudi 14 Mars et ce jusqu’au dimanche 17 Mars. Au programme, déguisement, décoration et animation dans de nombreux Bars. En voici quelques uns :

1. Terrasses couvertes au V and B de Purpan
Jeudi 14 mars, de 18 h à 22 h 30, c’est le V and B de Purpan qui ouvre les hostilités avec une formule repas carbonnade (sur réservation) suivie d’une soirée musicale sous deux terrasses couvertes.
adresse : 47 route de Bayonne. Tél. : 05 61 51 07 95.

2. Le Délirium Café Toulouse se met au vert
Au Délirium Café, les festivités commencent dès jeudi 14 mars à 19h et se poursuivent jusqu’au dimanche. Au programme : décoration, surprises et bonnes bières.
adresse : 54, allées Jean-Jaurès

3. La St-Patrick à La Bièrothèque
Un programme sur 3 jours vous attend à la Biérothèque :
Jeudi 14 mars à 19h : quizz spécial aux couleurs de cet évènement.
Vendredi 15 mars à 20h30 : le groupe toulousain, Arengers, sera en Live pour vous faire redécouvrir les tubes des groupes irlandais ; versions instrumentales.
Samedi 16 mars dès 17h : pour l’occasion, les brasseries Galway Bay Brewery et Larkin’s Brewing Company prendront d’assaut les tireuses.
adresse : 90, chemin de Gabardie

4. Trois jours de fête au bar Rooster & Beer
Le bar Rooster & Beer organisera cette année une St Patrick sur trois jours : du jeudi 14 mars au samedi 16 Mars. Au programme : musique Irlandaise et décoration spéciale pour l’occasion. Des chapeaux et des colliers seront distribués aux premiers arrivés chaque jour.
adresse :100 rue Riquet, en haut des allées Jean-Jaurès.

5. Guitare irlandaise au Dubliners
Le Dubliners propose lui aussi un week-end Saint-Patrick. Une première soirée a lieu le vendredi 15 mars avec un concert qui débutera à 21h.  Puis la fête se poursuivra le dimanche 17 mars à partir de 11h pour se terminer le lundi 18 à 1h30 du matin.
adresse : 46, avenue Marcel Langer. Gratuit.

6. La Saint-Patrick du Fût
Le Fût et à mesure vous transporte en Irlande le temps d’un weekend, du 16 mars à 17h au 18 mars à 1h du matin.
adresse : 20, rue Gabriel Péri.

7. Irish poutine et tee-shirt moche au Hopscotch
Le Hopscotch, parce qu’il est fair-play, met à l’honneur son cousin celtique irlandais et propose tout un week-end festif les 16 et 17 mars. Au programme, un « weekly Malt » à 4 euros le dram, une bière « Irish Red Ale maison » au prix de 6 euros la pinte, un cocktail 100 % Irish et une Haggis Poutine qui deviendra pour l’occasion Irish Poutine. En bonus, le pub organise un grand concours du tee-shirt de St-Patrick le plus moche.
adresse : 3, rue Baour Lormian

8. Six Nations au The Danu
The Danu propose lui aussi un week-end St-Patrick avec un samedi après-midi Tournoi des Six Nations, de 12 h à 23 h, à base de bonnes bières et goodies. Dimanche sera consacré à la musique.
adresse : 9, rue du pont Guilhemery

9. The Thirsty Monk : musique trad’ et happy hour
Le pub The Thirsty Monk organise son “St-Patrick’s Weekend” du 15 mars au 18 mars. Au programme : concert, musique traditionnelle irlandaise et happy hour.
adresse : 33 allée Jean-Jaurès

10. Pub O’Clock
Il y aura de grands chapeaux bizarres au Pub O’Clock pour célébrer la St-Patrick. Et une authentique Guinness irlandaise.
adresse : 21, boulevard de Strasbourg

Fanny Bedel


Chronique culturel #4 – If Beale Street could talk

Si Beale Street pouvait parler, sorti dans les salles obscures françaises le 30 janvier 2019 est sûrement l’un des plus beaux films de ce début d’année. Par le réalisateur de Moonlight, oscar du meilleur film en 2017, Barry Jenkins revient avec une adaptation du chef d’oeuvre du même nom de l’auteur américain James Baldwin. Une histoire d’amour et d’injustice dans le Harlem des années 1970, dépeint dans un univers musical entièrement consacré au jazz, représenté par le titre Killing me softly des Fugees. Honoré par 3 nominations aux Golden Globes dont meilleur film.

L’un des quelques films qui m’ait été donné de voir avec des plans et cadrages d’une telle beauté, le message transmis ne vous atteint pas simplement par l’histoire qu’il raconte mais par chaques couleurs, chaques mouvements, chaques musiques. Les critiques qualifient ce film de “politique, poétique, immensément romantique” Augustin Trapenard – France Inter, de “poème visuel d’une beauté à couper le souffle” selon Positif, “un film d’amour inoubliable” selon Le Point. On retrouve dans cette oeuvre portée Kiki Layne et Stephan James, les silences et musiques mélancoliques propre au réalisateur.

Si un résumé pouvait être fait ce serait peut-être celui-là : Tish, une jeune femme enceinte veut prouver l’innocence de son fiancé accusé à tort d’un viol dans le Harlem des années 1970, et dont les questions qui y sont évoquées trouvent encore des échos même 45 ans après la publication du roman.

James Baldwin disait lors d’un interview en 1972 que “tout le monde oublie que quand on naît, on se rend pas compte qu’on est noir. Il faut que quelqu’un vous explique ça un jour … on se rend compte qu’on est méprisé on sait pas pourquoi, on se rend compte qu’on est en danger on sait pas pourquoi.” L’interprète de Tish (Kiki Layne) se rappelle de conversation avec sa mère lorsqu’elle était plus jeune, qui lui expliquait qu’elle serait vu différemment dans le monde.

S’il vous prend l’envie de vous plonger dans l’univers de ce film époustouflant voici quelques idées de musiques que vous devriez écouter :
Miles Davis – Blue in green
Patti Labelle – Love, need and want you
Fugees – Killing me softly
Nicholas Britell – Agape
Nina Simone – Memphis in June

Elisa Broca


L’élection du nouveau BDE

Ces dernières semaines ont été riches autant en actualités qu’en émotions.

Le département info com ne cesse de nous surprendre : entre la fin des challenges de la veille et de l’éloquence, les rencontres info com et bien évidemment la campagne électorale des nouveaux BDE, bureau des étudiants pour les moins aguerris d’entre nous.

Comme vous avez sans doute pu le constater, ces dernières semaines les deux équipes candidates au poste du BDE se sont livrées une bataille sans répit. Au programme des réjouissances, des goûters et petits déjeuners nous ont été offert dans la bonne humeur et la cohue.

Des midis musicaux entre chanson, blind tests et repas réchauffés au micro-onde, nous ont le temps d’une pause donné un avant-goût de vacances.

Sans oublier la soirée au bar El Circo où les deux équipes candidates se sont illustrées bonnes fêtardes sur la piste de danse.

Mais cette campagne c’était aussi un programme bien rodé, entre journée ou soirée d’intégration et jeux en tout genre : chasses aux trésors et tombolas, soirées à thème (pour la Saint Valentin, Halloween, Noël et Pâques), carnaval et collaboration avec des associations pour certains.

Pour d’autres c’était plutôt un mélange d’animation, de culture, de sport et participation collective. Boites à idée pour plus de participation dans la vie étudiante, les soirées à thème, l’incontournable WEI (weekend d’intégration), les midis en musique, les sorties sportives, culturelles sans oublier l’implication associative.

Après un vote serré c’est le BDE Venom qui assurera les festivités de cette année 2019.

Le BDE nous a confié que cette aventure avait débuté lors du weekend d’intégration. Une belle amitié avait déjà soudé cette équipe, c’était donc tout naturellement qu’elle s’était portée candidate au titre de BDE, utilisant le nom de Venom en hommage à leur animal favori le serpent. Ils retiennent de cette expérience la bonne humeur qui l’emporte heureusement sur le stress et l’organisation que cet événement demande. Ensemble ils tenteront de divertir les étudiants d’info com et de proposer des activités sportives et culturelles.

Marine Pommier


Reportages #2

Toutes au travail !
L’Académie Française accepte enfin la féminisation des noms de métiers, n’y voyant “aucun obstacle de principe”. Autrice et écrivaine, cheffe, inspectrice, mots employés par beaucoup depuis longtemps, sont désormais officiellement entrés dans le dictionnaire. Une véritable révolution chez les immortels, qui ont toujours été réticents à la reconnaissance du féminin des mots.

Une complimondiale ?
Le premier Mars avait lieu le journée mondiale du compliment. Le but de cette journée ? Tout simplement, il suffit que vous fassiez des compliments aux gens qui vous entoure, aussi bien à votre famille et à vos amis qu’au premier inconnu croisé au détour d’un rayon de supermarché ou à ce vieux monsieur qui a empêché que les portes de l’ascenseur se ferme devant vous. À ne pas rater, la journée mondiale de la gentillesse ou encore de la courtoisie au volant. Participez-y sans modération !
(Aujourd’hui, le 3 mars, c’est la journée mondiale de la vie sauvage première édition)

Toulouse, aux origines perdues d’un nom…
Toulouse, une des plus célèbres et des plus anciennes cités de notre région renferme bien des secrets et bien des histoires. Son nom et surtout les origines de son nom restent floues et divisent les historiens qui accumulent les anecdotes.
Paul Célobule et Jean-Mamert Cayla évoque la légende du nom de notre belle ville dans leur ouvrage Toulouse monumentale et pittoresque au XIXème siècle. Ils nous expliquent que certains savants ont longtemps conférer l’origine du nom de notre ville à un certain Tholus qui aurait été un capitaine Troyen fondateur de Toulouse. Cette idée imaginaire provenait d’un nom gravé dans la pierre qui était une preuve tangible de cette origine Troyenne du nom de notre belle ville. Ils révèlent par la suite qu’un moine a expliqué que ce fameux Tholus, bien loin d’être le nom d’un capitaine est en réalité la clé d’entrée de la voûte de l’aqueduc sur laquelle notre ville a été érigée.
Toutefois, notre belle ville n’est pourtant pas orpheline d’anecdotes en ce qui concerne son nom. On attribue de nombreuses et variées sources d’origine à son nom. La plupart concerne d’hypothétiques fondateurs tels que Polyphème, Anthomus, Tolosus, Tolosan… Et pour cause sa situation géographique propice à de nombreuses conquêtes. En effet à mi-chemin entre Pyrénées et Massif Central, mer Méditerranée et océan Atlantique et en bord de Garonne puis traversée par le célèbre canal du midi, cette ville fut une des plus grande, des plus prospères et des plus prisées de la région !
Enfin, si les historiens se sont accordés sur le fait que Toulouse était une ville Gauloise, ils ont longtemps tergiversé quant à l’origine de son nom. En effet rien ne prouve que son nom puise ses origines dans la culture celtique mais bien plutôt dans la culture Ibérique : «Labitolosa, cité des pré-Pyrénées aragonaise et Tolous, station routière de la voie d’ilerda à Osca [sont deux noms de lieux ibériques qui en fusionnant auraient donné son nom à Toulouse]» d’après Jean-Marie Pailler, Christian Darles et Pierre Moret dans Toulouse, Naissance d’une ville.

Dévorer un livre sucré
Dans le cadre de la semaine de l’alphabétisation de l’État de Floride, États-Unis, les professeurs de la Umatilla Elementary School, ont eu l’idée de transformer un distributeur de bonbons en distributeur de livres.
En janvier 2019, la nouvelle machine apparaît. Le concept est simple : les élèves sont incités à bien se comporter et à faire leur devoirs, quand c’est le cas, ils obtiennent des jetons qu’ils pourront utiliser pour acheter leurs livres dans le distributeur.
Une manière d’inciter les enfants à la lecture.

Geste écolo sans mauvais jeux de mot
Vous pourrez bientôt déguster votre boisson favorite sans culpabiliser de polluer ! Pour cela deux Normands ont trouvé la solution, utiliser la paille céréalière pour remplacer la composante plastique des pailles. Sensibilisés par les dégâts occasionnés par le plastique dans les océans notamment auprès des tortues, les deux amis, Mike Sallard, 26 ans, agriculteur bio à Courgeoût (Orne) ainsi que Jeff Lubrano, designer à Paris ont proposé une initiative éco-responsable auprès des consommateurs. Une idée farfelue mais tout de même logique puisque cette méthode était déjà prisée au siècle dernier. À la suite de quelques tentatives, c’est le seigle qui s’est avéré être la céréale la plus adapté. Après être récoltée, la matière première est simplement lavée puis séchée avant d’être utilisée. Les pailles en paille sont disponibles en deux formats, 15 et 21 cm pour vos boissons chaudes et froides. Vous pourrez dès à présent retrouvez la paille nommée : La Perche, hommage à la région natal de ces deux créateurs et jeux de mot écolo, les deux amis tendent leur Perche à la consommation éco-responsable. Alors si vous souhaitez consommer votre boisson sans pollution, la paille biodégradable made in France est commercialisée 8 euros pour une boîtes de cents unités. Face à l’urgence de limiter la pollution plastique, dès 2021 les pailles plastiques seront proscrites. Bonne nouvelle pour les deux français et leur démarche. Tous deux espèrent connaître très bientôt un engouement auprès des commerçants et des particuliers.

Anecdotes :
#1. Promenez-vous la nuit venue aux bord de la Garonne, et arrêtez-vous au quai de l’Exil Républicain Espagnol. Le portail qui vous en empêche l’accès arbore d’étranges motifs… Il s’agit en fait d’une carte de la ville de Toulouse, invisible en journée puisque le portail est ouvert.

#2. La Chine détient un record : celui du plus haut taux de mortalité du cancer. Pas très glorieux… Alors, si vous vous demandiez pourquoi en Chine tout le monde porte un masque comme les médecins, vous avez votre réponse. D’ailleurs ce record est lié à un autre record (qui n’étonne personne) : La chine est le pays le plus pollueur du monde. Comme le dit si bien la chanson, c’est l’effet papillon.

#3. La saisie de l’année : mardi 26 Février les douaniers du Perthus (frontière Franco-espagnol) font une drôle de découverte. En effet ils contrôlent un convoi agricole. Parmi le convoi, un camion rempli d’orange parmi lesquelles était dissimulée près d’une tonne de résine de cannabis. Manger 5 fruits et légumes par jour pourrait devenir très addictif pour les consommateurs d’agrumes !

 

Elisa Broca, Marjolyne Cordier, Fany Bedel, Marine Pommier, Célia Vincendeau


Le challenge de l’éloquence


Le 13 février fut un mercredi après-midi tout à fait extraordinaire à l’IUT : presque tous les cours ont été annulés et pourtant l’amphithéâtre Robert Maris est plein à craquer, étudiants, professeurs, invités exceptionnels et caméras remplissent le lieu. Pour les trois du fond qui viennent d’autres parts dans l’Université et qui ne savent pas de quoi je parle (déjà bienvenue au Curios’IUT) laissez-moi remettre le contexte.

Cette année et pour la deuxième fois au département infocom de l’IUT Paul Sabatier a eu lieu le Challenge de l’Éloquence. La demi finale a impliqué tous les étudiants de première année et s’est faite en petit comité, mais la finale, elle, s’est organisée en grande pompes ! Ce sont M. Chaouch et Mme. Cussac qui sont à l’initiative de ce projet, organisé cette année encore par un projet tuteuré de deuxième année…

Elles étaient cinq, elles avaient cinq mois pour tout organiser et elles ont aujourd’hui la reconnaissance et les remerciements sincères des finalistes, applaudissez mesdames et messieurs Esther Auberger, Léa Constantin, Lisa Jaunet, Lola Joulia et Claudia Estevez (étudiante Erasmus) ! Du point de vue des spectateurs, rien à redire sur la finale, des retours très positifs et les finalistes ont salué à plusieurs reprises l’organisation de l’événement. Mais derrière le rideau, que s’est-il vraiment passé ?

“Déjà la première erreur c’est qu’on aurait dû s’y mettre plus tôt parce que ça demande beaucoup de travail” avoue Esther Auberger quand nous leur avons demandé si elles avaient fait des erreurs remarquables. Elles en profitent pour mettre en garde le prochain groupe de projet tuteuré qui organisera la troisième édition du challenge : “ne faites pas comme nous, commencez à bosser dès que vous avez le sujet”. Organiser un concours d’éloquence n’est pas de tout repos, alors quand il s’agit de parler de la principale difficulté, Lola Joulia et Léa Constantin s’accordent pour dire que “se coordonner, se répartir les tâches et les planifier dans le temps”. Le jour de la finale et les jours précédents ont été très stressant pour les organisatrices : “Beaucoup de choses à gérer. Fallait penser à tout. Il faut se soucier de ce qui se passe en coulisse : animer l’amphi mais aussi soutenir les finalistes, s’occuper des membres du jury, filmer l’événement, prendre des photos… On voulait que tout soit parfait et comme c’est le premier événement qu’on organise c’est super stressant. […] Dans le stress on a parfois négligé certaines choses en coulisse.” Être sur tous les fronts, c’était donc ça la principale difficulté de l’organisation.

Lisa Jaunet évoque comme autre difficulté la recherche des jurés, et effectivement : comment ont-elles contacté les jurés ? Sur quels critères ? A ces question elles répondent : “On a contacté les membres du jury par mail. Pour les trouver on a fait des recherches sur Internet et on s’est aussi servi de nos connaissances perso et des contacts de l’IUT (pour les professeurs). On voulait que le jury soit composé de personnes exerçant dans des domaines différents pour que leurs avis soient complémentaires. Leur point commun c’est bien sûr l’art oratoire, l’expression orale. D’où la présence d’une avocate, d’une comédienne, de metteurs en scène etc… ce sont des personnes qui ont l’habitude de s’exprimer en public, d’utiliser et de jouer avec les mots, de convaincre. Certains de nos jurés avaient participé et remporté des concours d’éloquence.”

Dans l’ensemble, les organisatrices sont fières de ce qu’elles ont fait pour une première expérience, qui reste un bon souvenir malgré les quelques erreurs et “parties amères”. Lisa Jaunet nous a dit que “si c’était à refaire je l’aurais fait différemment” et Esther Auberger ajoute que “l’important c’est qu’on ait fait de notre mieux pour que l’événement soit réussi et on a eu des retours positifs donc c’est cool est c’est ça qu’il faut retenir.”

Mais laissons tranquilles les organisatrices qui ont encore du travail, et allons plutôt poser nos questions aux finalistes. Des dix-huit finalistes, douze ont répondu à nos questions, et nous avons donc demandé à ces douze finalistes de décrire le Challenge en trois mots :

Il est de bon ton de noter que “stressant” est revenu cinq fois, “impressionnant” et “excitant” trois fois et “défi”, “encourageant”, “révélateur” et “partage” ont chacun connu deux occurrences.

Comme vous pouvez le voir sur le nuage de mots, le retour des finalistes globalement très positif. Certaines applaudissent la surprise que fut le Challenge : au départ vu comme une tare, elles annoncent aujourd’hui que c’est formidable, une expérience inédite et extrêmement enrichissante. Le caractère obligatoire fut en un premier temps rédhibitoire pour plusieurs des finalistes, qui se disaient qu’iels ne pourraient pas, qu’iels préféreraient laisser leur place à d’autres, mais qui au final se disent qu’iels seraient passé(e)s à côté de quelque chose, que ce soit personnellement ou pour leur avenir. Un dernier gain, non négligeable et inattendu, c’est la cohésion de groupe qui s’est créée, notamment lors des séances d’entraînement avec les professionnels. Nombreux sont les finalistes qui se félicitent d’avoir pu partager autant, de s’être liés aux autres finalistes mais aussi aux membres du projet tuteuré. Dans le même registre, très peu de finalistes voulaient à tout prix gagner, l’esprit de compétition était présent, certes, mais très peu marqué. Les finalistes n’étaient pas les uns contre les autres mais se soutenaient les uns les autres. Quand on sait que sept des finalistes interrogées étaient surprises voire mécontentes d’avoir été sélectionnées, on comprend mieux la solidarité l’absence de compétition vive entre les finalistes.

Cependant, vous vous en doutez, tout n’est pas rose et un concours d’éloquence n’est jamais chose facile, alors nous avons demandé aux finalistes quelle a été leur principale difficulté : une majorité parle de l’écriture, puis le choix du sujet, le temps de préparation et la gestion du stress ont également été des obstacles pour quelques finalistes. Bien sûr ces difficultés n’ont pas été ressenties de la même manière pas tous les participants : une d’entre elles, Clémence Chambaud, nous a confié qu’elle avait réussi à déclamer son discours au prix de “nuits de panique et d’insomnies”, comparée à Lucas Sourrouil qui avoue “je n’ai eu aucune difficulté, si ce n’est d’enlever des éléments de mon discours pour pas qu’il ne soit trop long”. Nous ne sommes pas tous égaux face à ce genre de concours ! Mais ne vous inquiétez pas, la grande majorité des participants se situaient entre ces deux extrêmes.

De plus, si pour Lucas Sourrouil, déclamer un discours est chose aisée, il stressait davantage pour le morceau de rap qu’il a été invité à performer pendant les délibérations. En effet il est aussi connu sous le nom de scène Lu’K et a interprété Système  le jour de la finale son titre “Système”. Malgré des problèmes de son qui l’ont contraint à rapper a cappella, son intervention fut un succès unanime, auquel il ajoute aujourd’hui un teaser : “on se donne rendez-vous très bientôt pour se rattraper en tout cas.”

Mais voilà, les délibérations sont finies et il est temps de faire un point sur les gagnants. Bien sûr, tout le monde est gagnant, mais il faut quand même en récompenser quelques uns, le challenge reste une compétition. Lucas Sourrouille a donc obtenu la première place, Lucile Redon est atterrie en deuxième place, Lucile Ortola quant à elle a reçu la médaille de bronze et Léa Testut a été honorée d’une mention spéciale. Quatre gagnants, exceptionnellement, ce qui témoigne du haut niveau présenté cette année. Comparée à la finale de l’an dernier, celle-ci était vraiment digne de ce nom, avec des discours de qualité selon certains étudiants de deuxième année. Quatre gagnants donc, mais cinq finalistes invités à participer à un concours national ! Parce que les prestations étaient si bonnes qu’il a fallu départager parfois cruellement : Jessica Magnier-Brown nous a révélé que, “à la fin du challenge les jurys sont tous venu me féliciter et me dire que la raison pour laquelle ils n’avaient pas pu me mettre sur le podium était qu’ils avaient été obligés de me disqualifier à cause du temps que j’ai duré (13 minutes). Deux des jurys m’ont même dit en rigolant que pendant la délibération ils avaient essayer de faire gagner puisque j’avais 2 fois plus de personnages que les autres c’était normal que je fasse deux fois plus de temps !”

En effet nos quatre lauréats et Jessica Magnier-Brown se sont inscrits, sous les encouragements de M. Chaouch et de Mme. Cussac, aux Journées de l’Éloquence qui se dérouleront le samedi 25 mai à Aix-en-Provence (la finale aura elle lieu en juin). Prouver sa légitimité, représenter au mieux sa ville, se dépasser une nouvelle fois, leurs objectifs pour les Journées de l’Éloquence divergent légèrement, mais ce qui est certain c’est que le tout le département infocom les soutient et les encourage.

Marjolyne Cordier