Le dictionnaire (très) désordonné des mythologies #2

MYTHOLOGIE GRECQUE : Éros et Antéros

Au mois de mai le printemps est bien installé, la vie renaît après l’hiver et il est temps pour presque toutes les espèces vivantes de procréer pour assurer la survie de leur espèce pour que, de générations en générations, elle devienne la plus adaptée possible à son environnement. Ah ! l’amour, si délicat, si mystérieux, si envoûtant ! Loin de ces considérations biologiques l’espèce humaine, au sommet de son art, s’applique à se compliquer la tâche depuis les débuts de la civilisation, comme nous le montre le mythe chaotique (et grec) d’Éros et Antéros.

Dans une optique de clarté et de facilité, nous allons faire une petite digression courte mais importante. Dans le panthéon grec, Éros est présent deux fois, ou plutôt deux divinités portent le même nom. Éros c’est tout d’abord une divinité primordiale, l’une des premières divinités à être apparues. Mais chez les Grecs, le fils d’Aphrodite et Arès, respectivement déesse de l’amour et dieu de la guerre porte également ce nom. Cette divinité est plus connue sous son nom latin : Cupidon, le fameux petit garçon qui grâce à son arc et ses flèches fait naître l’amour entre deux êtres. Étant donné que les mythologies grecque et latine se ressemblent, nous nous permettons de garder la terminologie latine “Cupidon” pour parler de l’ange à l’arc, bien qu’il s’agisse en effet d’Éros, afin de le différencier de la divinité primordiale du même nom.

Si ce paragraphe était déjà difficile pour vous, tenez bon car la suite s’annonce être un peu plus floue…

Au début de toute mythologie, il y a le chaos. Pour les Grecs, du Chaos sont nées cinq divinités : Nyx (la nuit), Gaïa (la terre), l’Erèbe (les ténèbres), le Tartare (un genre de volcan prison) et celui qui nous intéresse, Éros (l’amour). Sans lui, tous les dieux n’auraient jamais vu le jour : c’est celui qui rapproche deux êtres, qui les unit et qui leur permet donc de procréer. S’il n’avait pas insufflé l’idée à ses frères et sœurs (que nous avons cités plus tôt) de s’unir, le panthéon que nous connaissons serait bien différent, sûrement moins grand et plus ordonné. Mais son pouvoir ne s’arrête pas aux dieux ni aux humains, il s’étend jusqu’aux animaux, végétaux, minéraux, liquides et fluides… Éros unit tout, son pouvoir est infini, plus grand que celui de Thanos !

Chaque héros a un némésis, et Éros ne déroge pas à la règle : il a pour rival Antéros, dont l’origine est méconnu voire inexistante, mais on attribue par commodité sa naissance aux dieux Aphrodite et Arès, ce qui ferait d’Antéros le frère de Cupidon. Grâce à des compétences élevées en étymologie, nous remarquons que le nom de ce dieux est composé de la racine “éros” mais aussi du préfixe “ant-” ayant pour signification “opposé à”. Antéros est donc le contraire d’Éros, le désamour, la répulsion. Son rôle n’est pas d’unir mais de désunir. Son pouvoir est aussi fort que celui d’Éros, il peut séparer toute chose. C’est un peu à cause de lui que Brad Pitt et Angelina Jolie ont divorcé… Mais son pouvoir n’est pas que néfaste car c’est lui qui empêche deux êtres de natures totalement opposées de s’unir. Grâce à lui, le monde ne retombe pas dans le chaos. Ensemble ils sont l’équilibre entre l’attraction et la répulsion, nécessaire au bon maintien de l’ordre du monde.

Une autre interprétation du nom d’Antéros vient bouleverser cette théorie, en effet le préfixe “ant-” pourrait tout aussi signifier “en retour”. C’est alors une autre dynamique qui se met en place : Éros serait le dieu de l’amour, et Antéros serait l’incarnation de l’amour réciproque ; celui qui confond les amants en un seul corps, celui que l’on espère, celui que l’on cherche car aimer c’est agréable, mais être aimé en retour c’est formidable ! D’ailleurs dans cette interprétation Antéros punit ceux qui se moquent de l’amour.

Ce mythe ne sera sûrement pas suffisant pour vous permettre de déclarer votre flamme à votre dulciné.e, mais vous serez au moins en mesure de le lui raconter. Il est temps de refermer le livre poussiéreux des mythologies, mais nous l’ouvrirons à nouveau, bientôt, pour un autre mythe.

Marjolyne Cordier & Célia Vincendeau


A vos MOOC… Prêts… Étudiez !

Serais-tu à la recherche d’un moyen pour apprendre des choses intéressantes et utiles sans dépenser ne serait-ce qu’un centime ?  J’ai trouvé pour toi la solution à ton problème ! Laisse te présenter le MOOC !

Alors, question pratique : qu’est-ce qu’un MOOC ?
Le Massive Open Online Course en anglais ou “formation en ligne ouverte à tous” pour les plus francophones d’entre nous (mais on se contentera de MOOC) est une formation à distance et gratuit capable d’accueillir de nombreux étudiants en même temps. Pour expliquer le concept encore plus simplement, un MOOC est un cours d’université comme nous en avons tous les jours, à la différence que ton enseignant n’est pas en face de toi mais à l’autre bout de la France ou à l’autre bout du monde et que tu peux quand même avoir accès à son cours, comme des centaines d’autres étudiants dispersés un peu partout en France et ailleurs. Et tout cela est complètement gratuit.

Maintenant, deuxième question pertinente : comment peut-on avoir accès à un MOOC ?
Tout d’abord, tu peux t’inscrire à tous les MOOC que tu veux, aucune restriction de nombre. Ensuite, il te suffit de chercher “MOOC” grâce à notre meilleur ami Google et hop, une quantité inimaginable de MOOC s’offre à toi. Alors, bien évidemment, les MOOC ne sont pas éparpillés partout sur internet, il existe des plateformes où sont hébergés les MOOC. Il te suffit juste de t’y inscrire avec un mail et un mot de passe. Et je vais bien évidemment te donner mes conseils parce que si je te parle de MOOC, c’est que je l’ai déjà expérimenté moi-même.

– Il existe la plateforme officielle du MOOC français : Fun MOOC (France Université Numérique). Cette plateforme a été lancée en 2013 et tu y trouveras profusion de cours pour t’enrichir. Les cours y sont bien évidemment en français et la plateforme est bien faite, de sorte que tu n’auras aucun problème à la prendre en main.

– Comme le MOOC est quand même d’origine américaine, je te conseille d’aller faire un tour du côté de la plateforme edX. C’est d’ailleurs  edX qui a mis en place Fun MOOC. Bref, les cours y sont en anglais mais pas seulement, tu y trouveras parfois des cours proposés en deux langues (comme du chinois par exemple).

Voilà donc les deux plateformes que je privilégie. Tu peux d’ailleurs y avoir accès en cliquant sur leur nom. À toi de choisir voire d’en trouver d’autres puisque internet regorge de surprises.

Comme toutes choses, le MOOC a des qualités et des défauts dont je vais essayer de faire une liste objective.
Les qualités :
1) C’est gratuit et accessible à tout âge, tout niveau de formation, etc. et ça c’est cool !
2) Quand tu as trouvé le cours que tu cherchais, tu vas pouvoir trouver sur la page d’informations de ce cours des indications comme : le temps à y consacrer par semaine, à qui s’adresse le cours, de quoi il parle, tu peux même parfois trouver le plan du cours, ce qui te permet de t’inscrire en connaissance de cause.
3) La seule chose dont tu as besoin c’est un ordinateur et une connexion internet et encore pas tout le temps puisque les cours sont téléchargeable en format PDF.
4) En plus des PDF, tu auras parfois accès à des diaporamas, voire des audios si tu décides d’apprendre une langue.
5) Les MOOC sont reconnus par l’état, ce qui veut dire qu’ils sont reconnus valables comme source d’apprentissage et de connaissances.
Maintenant, les défauts :
1) Si je viens de dire que les MOOC étaient reconnus par l’Etat Français, en revanche, ils ne permettent pas encore d’obtenir des crédits européens, qui permettraient donc de pouvoir compter un MOOC comme étant partie prenante de nos études.
2) Et pour rebondir sur le premier défaut, il existe des certifications. Si tu regardes bien sur la plateforme edX par exemple, pour les cours auxquels tu t’es inscris, il t’est peut-être proposé “Pursue a verified certificate”. Il est donc possible d’obtenir un certificat prouvant le travail fourni mais pour cela, il faut sortir la carte bleue. Le prix tourne autour de 40 €, ce qui n’est pas excessivement cher en soi mais peut rapidement être rédhibitoire.

Peu de défauts pour toutes les qualités énumérées ?  Je te l’accorde. Peut-être suis-je trop enthousiaste à ce sujet… Quoi qu’il en soit, grâce à ce concept, j’ai pu trouver un cours d’italien très bien fait et je peux donc assouvir mon désir de parler la langue de Dante et de de Vinci.

Je me permets donc de te dire de profiter de toutes les ressources que l’univers te propose malgré les petits défauts qui traînent à droite et à gauche.

Célia Vincendeau


Le journal des bonnes nouvelles #3

Bienvenue dans le journal des bonnes nouvelles #3 ! Nous avons soigneusement sélectionné pour vous les bonnes nouvelles qui vous mettrons le sourire aux lèvres. Et en bonus en fin d’article, quelques anecdotes (inutiles) qui vous permettrons de briller en soirée…

Goodeed : donner sans payer
Vous voulez faire un don à une ONG mais vous ne mangez que des pâtes toute la semaine ? Il vous est aujourd’hui possible de donner sans payer ! Une start-up française à créé une application : Goodeed. Visionner une vidéo publicitaire d’au moins 20 secondes et 80% des revenus générés sont reversés à des ONG, les 20% restant étant consacrés à la start-up. Et aucune crainte que l’argent soit mal utilisé, les ONG envoient régulièrement des photos ou compte-rendus à la start-up qui les publie sur Facebook.
Aujourd’hui, les visionnages de publicités ont permis de financer la plantation de 100 000 arbres en Ethiopie ou encore 18 000 repas pour des enfants au Kenya. Et pour finir, la petite entreprise prévoit de se développer à l’international. De quoi financer encore plus d’ONG. Vous ne perdrez plus jamais votre temps à regarder une publicité !

Toulouse, terre d’exil
Depuis le vendredi 15 mars une exposition exceptionnelle est ouverte : au musée des Abattoirs l’art nous apprend l’histoire, et particulièrement l’histoire de centaines de milliers d’exilés espagnols en 1939. Venez apprendre l’histoire de nos voisins ibériques au travers des yeux des artistes, mais surtout ceux de Picasso, symbole de la lutte pour la République. Le musée mais aussi de nombreuses visites guidées du quartier Saint-Cyprien accueillerons vos yeux curieux jusqu’en fin août, alors n’hésitez pas à vous renseigner sur le site du musée !

Printemps du Cinéma des places de ciné à 4€ (du 17 au 19 mars)
Envie de sortir sans te ruiner, le bon plan de ce début de semaine c’est le printemps du cinéma. Et cette année encore l’événement tant attendu par les cinéphiles revient à Toulouse et souflle ses 20 bougies. Ainsi du 17 au 19 mars, les places de cinéma sont à 4€ dans les cinémas toulousains participant à l’opération. C’est donc le bon moment de voir ou de revoir les derniers films sortis en salle dernièrement.
Comme chaque année dans la ville rose, ce sont les cinémas suivants : CGR et UGC qui participeront à cette vingtième édition. Vous pourrez ainsi découvrir leurs programmations grand public ; si a contrario si vous préférez le cinéma d’art et d’essai le rendez vous sera pris à l’ABC.

Les Enfoiros de l’INSA : une association étudiante
Vous cherchez comment occuper vos soirées du 1er au 6 avril ? Voici une solution pour vous : pour la 19ème année consécutive les Enfoiros de l’INSA vous proposent une semaine de concerts autour des fêtes estivales, entre danse, chant, humour et musique, vous aurez l’occasion pendant plus de 2h30 de découvrir le résultat de six mois de répétitions intensives. Si vous souhaitez soutenir l’action des Restos du Coeur tout en passant une bonne soirée, pour cela rien de plus simple venez dès à présent acheter vos places tous les midis devant le Restaurant Universitaire de l’INSA ou sur le site de l’association www.enfoiros.org.
Ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de participer à ces concerts, ne vous en faites pas, des séances de rattrapage auront lieu à la Maison de la Musique, Cap’Découverte à Albi le 25 mai et au théâtre des Mazades, Toulouse le 31 mai et 1er juin.
Les bénéfices de ces concerts seront intégralement reversés aux Restos du Cœur de Haute-Garonne. Chaque billet plein tarif permettra aux Restos du Cœur de distribuer 10 repas à ceux qui en ont le plus besoin.
Ils comptent sur vous !

 

INFORMATIONS INUTILES
1. Peut-être êtes-vous des habitués des stades et avez-vous déjà eu l’occasion de participer à une ola. Mais savez-vous quelle est la vitesse d’une ola ? En moyenne, une ola a une vitesse de 12 m par seconde, ce qui fait 22 sièges par seconde. Incroyable !

2. L’orgue, instrument incontournable des églises catholiques d’aujourd’hui, n’y a pas toujours eu sa place : il a été créé au IIIème siècle avant J-C et il est devenu très populaire dans les théâtres romains ; d’abord profane, ce n’est qu’aux XIème et XIIème que l’orgue commence à envahir les édifices catholiques jusqu’à en devenir indissociable.

Célia Vincendeau, Marjolyne Cordier, Elisa Broca, Marine Pommier


La Saint Patrick

Une fête Irlandaise devenue internationale, une fête religieuse devenue populaire.

Un peu d’histoire …

Saint Patrick n’est pas né en Irlande, il est né en Grande Bretagne. Cependant il fut l’Evangélisateur de l’Irlande et le 17 Mars est le jour de sa mort. La Saint Patrick est avant tout une journée commémorative en son honneur. Cette fête d’abord religieuse est basée sur une légende.

Cette légende dit que Saint Patrick aurait été enlevé par des pirates irlandais à l’âge de 16 ans et qu’il aurait été vendu comme esclave. Il aurait alors vu Dieu en songe qui l’aurait guidé pour s’échapper. Il décide alors d’étudier la théologie auprès de Saint Germain d’Auxerre. Saint Patrick reçoit alors l’ordre d’évangéliser l’Irlande. Pour ce faire, il retourne en Irlande en 432 et tente d’expliquer la notion de trinité au roi Irlandais, le roi Aengus, par le biais d’un trèfle. C’est pour cela que le trèfle est un symbole important pour la Saint Patrick.

Les symboles sont multiples, entre le trèfle, le serpent, le « leprechaun » et la couleur verte. Cela s’explique par la suite du mythe qui dit que Saint Patrick aurait chassé tous les serpents d’Irlande, sachant qu’ici les serpents sont une métaphore représentant les païens. Vous l’aurez compris, c’est pour cela qu’on représente Saint Patrick avec un serpent. En ce qui concerne le leprechaun, c’est une légende populaire disant que le leprechaun, le lutin vert de la Saint Patrick, dévoilerait son trésor au pied d’un arc en ciel à condition de pouvoir l’attraper. Son nom lui vient d’un mot irlandais « lechorpan » signifiant petit homme. Quant à la couleur verte elle est le symbole le plus fort car elle représente la venue du printemps.

Une Saint Patrick qui a bien évoluée …

Vous l’aurez deviné, la Saint Patrick est à l’origine une fête religieuse. Il est inscrit dans la tradition que ce jour là, il est coutume de se rendre à la messe. Elle est reconnue comme fête religieuse au XVIIème siècle par le pape Urbain VIII. C’est bien plus tard que la Saint Patrick devient une fête populaire et patriotique. En effet c’est seulement au XXème siècle que le 17 Mars sera déclaré férié par le parlement Britannique.

Comment expliquer que la Saint Patrick, une fête Irlandaise, soit aussi répandue à l’international ? Comme vous le savez probablement au XIXème siècle une terrible famine touche l’Irlande et provoque une forte vague d’émigration notamment vers l’Amérique du Nord. Les Irlandais décident alors de quitter leur pays mais ils emportent avec eux leurs coutumes et traditions dont la Saint Patrick.

Notre ville rose se met au vert …

Sur Toulouse vous aurez l’occasion de célébrer la Saint Patrick dès le jeudi 14 Mars et ce jusqu’au dimanche 17 Mars. Au programme, déguisement, décoration et animation dans de nombreux Bars. En voici quelques uns :

1. Terrasses couvertes au V and B de Purpan
Jeudi 14 mars, de 18 h à 22 h 30, c’est le V and B de Purpan qui ouvre les hostilités avec une formule repas carbonnade (sur réservation) suivie d’une soirée musicale sous deux terrasses couvertes.
adresse : 47 route de Bayonne. Tél. : 05 61 51 07 95.

2. Le Délirium Café Toulouse se met au vert
Au Délirium Café, les festivités commencent dès jeudi 14 mars à 19h et se poursuivent jusqu’au dimanche. Au programme : décoration, surprises et bonnes bières.
adresse : 54, allées Jean-Jaurès

3. La St-Patrick à La Bièrothèque
Un programme sur 3 jours vous attend à la Biérothèque :
Jeudi 14 mars à 19h : quizz spécial aux couleurs de cet évènement.
Vendredi 15 mars à 20h30 : le groupe toulousain, Arengers, sera en Live pour vous faire redécouvrir les tubes des groupes irlandais ; versions instrumentales.
Samedi 16 mars dès 17h : pour l’occasion, les brasseries Galway Bay Brewery et Larkin’s Brewing Company prendront d’assaut les tireuses.
adresse : 90, chemin de Gabardie

4. Trois jours de fête au bar Rooster & Beer
Le bar Rooster & Beer organisera cette année une St Patrick sur trois jours : du jeudi 14 mars au samedi 16 Mars. Au programme : musique Irlandaise et décoration spéciale pour l’occasion. Des chapeaux et des colliers seront distribués aux premiers arrivés chaque jour.
adresse :100 rue Riquet, en haut des allées Jean-Jaurès.

5. Guitare irlandaise au Dubliners
Le Dubliners propose lui aussi un week-end Saint-Patrick. Une première soirée a lieu le vendredi 15 mars avec un concert qui débutera à 21h.  Puis la fête se poursuivra le dimanche 17 mars à partir de 11h pour se terminer le lundi 18 à 1h30 du matin.
adresse : 46, avenue Marcel Langer. Gratuit.

6. La Saint-Patrick du Fût
Le Fût et à mesure vous transporte en Irlande le temps d’un weekend, du 16 mars à 17h au 18 mars à 1h du matin.
adresse : 20, rue Gabriel Péri.

7. Irish poutine et tee-shirt moche au Hopscotch
Le Hopscotch, parce qu’il est fair-play, met à l’honneur son cousin celtique irlandais et propose tout un week-end festif les 16 et 17 mars. Au programme, un « weekly Malt » à 4 euros le dram, une bière « Irish Red Ale maison » au prix de 6 euros la pinte, un cocktail 100 % Irish et une Haggis Poutine qui deviendra pour l’occasion Irish Poutine. En bonus, le pub organise un grand concours du tee-shirt de St-Patrick le plus moche.
adresse : 3, rue Baour Lormian

8. Six Nations au The Danu
The Danu propose lui aussi un week-end St-Patrick avec un samedi après-midi Tournoi des Six Nations, de 12 h à 23 h, à base de bonnes bières et goodies. Dimanche sera consacré à la musique.
adresse : 9, rue du pont Guilhemery

9. The Thirsty Monk : musique trad’ et happy hour
Le pub The Thirsty Monk organise son “St-Patrick’s Weekend” du 15 mars au 18 mars. Au programme : concert, musique traditionnelle irlandaise et happy hour.
adresse : 33 allée Jean-Jaurès

10. Pub O’Clock
Il y aura de grands chapeaux bizarres au Pub O’Clock pour célébrer la St-Patrick. Et une authentique Guinness irlandaise.
adresse : 21, boulevard de Strasbourg

Fanny Bedel


Chronique culturel #4 – If Beale Street could talk

Si Beale Street pouvait parler, sorti dans les salles obscures françaises le 30 janvier 2019 est sûrement l’un des plus beaux films de ce début d’année. Par le réalisateur de Moonlight, oscar du meilleur film en 2017, Barry Jenkins revient avec une adaptation du chef d’oeuvre du même nom de l’auteur américain James Baldwin. Une histoire d’amour et d’injustice dans le Harlem des années 1970, dépeint dans un univers musical entièrement consacré au jazz, représenté par le titre Killing me softly des Fugees. Honoré par 3 nominations aux Golden Globes dont meilleur film.

L’un des quelques films qui m’ait été donné de voir avec des plans et cadrages d’une telle beauté, le message transmis ne vous atteint pas simplement par l’histoire qu’il raconte mais par chaques couleurs, chaques mouvements, chaques musiques. Les critiques qualifient ce film de “politique, poétique, immensément romantique” Augustin Trapenard – France Inter, de “poème visuel d’une beauté à couper le souffle” selon Positif, “un film d’amour inoubliable” selon Le Point. On retrouve dans cette oeuvre portée Kiki Layne et Stephan James, les silences et musiques mélancoliques propre au réalisateur.

Si un résumé pouvait être fait ce serait peut-être celui-là : Tish, une jeune femme enceinte veut prouver l’innocence de son fiancé accusé à tort d’un viol dans le Harlem des années 1970, et dont les questions qui y sont évoquées trouvent encore des échos même 45 ans après la publication du roman.

James Baldwin disait lors d’un interview en 1972 que “tout le monde oublie que quand on naît, on se rend pas compte qu’on est noir. Il faut que quelqu’un vous explique ça un jour … on se rend compte qu’on est méprisé on sait pas pourquoi, on se rend compte qu’on est en danger on sait pas pourquoi.” L’interprète de Tish (Kiki Layne) se rappelle de conversation avec sa mère lorsqu’elle était plus jeune, qui lui expliquait qu’elle serait vu différemment dans le monde.

S’il vous prend l’envie de vous plonger dans l’univers de ce film époustouflant voici quelques idées de musiques que vous devriez écouter :
Miles Davis – Blue in green
Patti Labelle – Love, need and want you
Fugees – Killing me softly
Nicholas Britell – Agape
Nina Simone – Memphis in June

Elisa Broca


L’élection du nouveau BDE

Ces dernières semaines ont été riches autant en actualités qu’en émotions.

Le département info com ne cesse de nous surprendre : entre la fin des challenges de la veille et de l’éloquence, les rencontres info com et bien évidemment la campagne électorale des nouveaux BDE, bureau des étudiants pour les moins aguerris d’entre nous.

Comme vous avez sans doute pu le constater, ces dernières semaines les deux équipes candidates au poste du BDE se sont livrées une bataille sans répit. Au programme des réjouissances, des goûters et petits déjeuners nous ont été offert dans la bonne humeur et la cohue.

Des midis musicaux entre chanson, blind tests et repas réchauffés au micro-onde, nous ont le temps d’une pause donné un avant-goût de vacances.

Sans oublier la soirée au bar El Circo où les deux équipes candidates se sont illustrées bonnes fêtardes sur la piste de danse.

Mais cette campagne c’était aussi un programme bien rodé, entre journée ou soirée d’intégration et jeux en tout genre : chasses aux trésors et tombolas, soirées à thème (pour la Saint Valentin, Halloween, Noël et Pâques), carnaval et collaboration avec des associations pour certains.

Pour d’autres c’était plutôt un mélange d’animation, de culture, de sport et participation collective. Boites à idée pour plus de participation dans la vie étudiante, les soirées à thème, l’incontournable WEI (weekend d’intégration), les midis en musique, les sorties sportives, culturelles sans oublier l’implication associative.

Après un vote serré c’est le BDE Venom qui assurera les festivités de cette année 2019.

Le BDE nous a confié que cette aventure avait débuté lors du weekend d’intégration. Une belle amitié avait déjà soudé cette équipe, c’était donc tout naturellement qu’elle s’était portée candidate au titre de BDE, utilisant le nom de Venom en hommage à leur animal favori le serpent. Ils retiennent de cette expérience la bonne humeur qui l’emporte heureusement sur le stress et l’organisation que cet événement demande. Ensemble ils tenteront de divertir les étudiants d’info com et de proposer des activités sportives et culturelles.

Marine Pommier


Reportages #2

Toutes au travail !
L’Académie Française accepte enfin la féminisation des noms de métiers, n’y voyant “aucun obstacle de principe”. Autrice et écrivaine, cheffe, inspectrice, mots employés par beaucoup depuis longtemps, sont désormais officiellement entrés dans le dictionnaire. Une véritable révolution chez les immortels, qui ont toujours été réticents à la reconnaissance du féminin des mots.

Une complimondiale ?
Le premier Mars avait lieu le journée mondiale du compliment. Le but de cette journée ? Tout simplement, il suffit que vous fassiez des compliments aux gens qui vous entoure, aussi bien à votre famille et à vos amis qu’au premier inconnu croisé au détour d’un rayon de supermarché ou à ce vieux monsieur qui a empêché que les portes de l’ascenseur se ferme devant vous. À ne pas rater, la journée mondiale de la gentillesse ou encore de la courtoisie au volant. Participez-y sans modération !
(Aujourd’hui, le 3 mars, c’est la journée mondiale de la vie sauvage première édition)

Toulouse, aux origines perdues d’un nom…
Toulouse, une des plus célèbres et des plus anciennes cités de notre région renferme bien des secrets et bien des histoires. Son nom et surtout les origines de son nom restent floues et divisent les historiens qui accumulent les anecdotes.
Paul Célobule et Jean-Mamert Cayla évoque la légende du nom de notre belle ville dans leur ouvrage Toulouse monumentale et pittoresque au XIXème siècle. Ils nous expliquent que certains savants ont longtemps conférer l’origine du nom de notre ville à un certain Tholus qui aurait été un capitaine Troyen fondateur de Toulouse. Cette idée imaginaire provenait d’un nom gravé dans la pierre qui était une preuve tangible de cette origine Troyenne du nom de notre belle ville. Ils révèlent par la suite qu’un moine a expliqué que ce fameux Tholus, bien loin d’être le nom d’un capitaine est en réalité la clé d’entrée de la voûte de l’aqueduc sur laquelle notre ville a été érigée.
Toutefois, notre belle ville n’est pourtant pas orpheline d’anecdotes en ce qui concerne son nom. On attribue de nombreuses et variées sources d’origine à son nom. La plupart concerne d’hypothétiques fondateurs tels que Polyphème, Anthomus, Tolosus, Tolosan… Et pour cause sa situation géographique propice à de nombreuses conquêtes. En effet à mi-chemin entre Pyrénées et Massif Central, mer Méditerranée et océan Atlantique et en bord de Garonne puis traversée par le célèbre canal du midi, cette ville fut une des plus grande, des plus prospères et des plus prisées de la région !
Enfin, si les historiens se sont accordés sur le fait que Toulouse était une ville Gauloise, ils ont longtemps tergiversé quant à l’origine de son nom. En effet rien ne prouve que son nom puise ses origines dans la culture celtique mais bien plutôt dans la culture Ibérique : «Labitolosa, cité des pré-Pyrénées aragonaise et Tolous, station routière de la voie d’ilerda à Osca [sont deux noms de lieux ibériques qui en fusionnant auraient donné son nom à Toulouse]» d’après Jean-Marie Pailler, Christian Darles et Pierre Moret dans Toulouse, Naissance d’une ville.

Dévorer un livre sucré
Dans le cadre de la semaine de l’alphabétisation de l’État de Floride, États-Unis, les professeurs de la Umatilla Elementary School, ont eu l’idée de transformer un distributeur de bonbons en distributeur de livres.
En janvier 2019, la nouvelle machine apparaît. Le concept est simple : les élèves sont incités à bien se comporter et à faire leur devoirs, quand c’est le cas, ils obtiennent des jetons qu’ils pourront utiliser pour acheter leurs livres dans le distributeur.
Une manière d’inciter les enfants à la lecture.

Geste écolo sans mauvais jeux de mot
Vous pourrez bientôt déguster votre boisson favorite sans culpabiliser de polluer ! Pour cela deux Normands ont trouvé la solution, utiliser la paille céréalière pour remplacer la composante plastique des pailles. Sensibilisés par les dégâts occasionnés par le plastique dans les océans notamment auprès des tortues, les deux amis, Mike Sallard, 26 ans, agriculteur bio à Courgeoût (Orne) ainsi que Jeff Lubrano, designer à Paris ont proposé une initiative éco-responsable auprès des consommateurs. Une idée farfelue mais tout de même logique puisque cette méthode était déjà prisée au siècle dernier. À la suite de quelques tentatives, c’est le seigle qui s’est avéré être la céréale la plus adapté. Après être récoltée, la matière première est simplement lavée puis séchée avant d’être utilisée. Les pailles en paille sont disponibles en deux formats, 15 et 21 cm pour vos boissons chaudes et froides. Vous pourrez dès à présent retrouvez la paille nommée : La Perche, hommage à la région natal de ces deux créateurs et jeux de mot écolo, les deux amis tendent leur Perche à la consommation éco-responsable. Alors si vous souhaitez consommer votre boisson sans pollution, la paille biodégradable made in France est commercialisée 8 euros pour une boîtes de cents unités. Face à l’urgence de limiter la pollution plastique, dès 2021 les pailles plastiques seront proscrites. Bonne nouvelle pour les deux français et leur démarche. Tous deux espèrent connaître très bientôt un engouement auprès des commerçants et des particuliers.

Anecdotes :
#1. Promenez-vous la nuit venue aux bord de la Garonne, et arrêtez-vous au quai de l’Exil Républicain Espagnol. Le portail qui vous en empêche l’accès arbore d’étranges motifs… Il s’agit en fait d’une carte de la ville de Toulouse, invisible en journée puisque le portail est ouvert.

#2. La Chine détient un record : celui du plus haut taux de mortalité du cancer. Pas très glorieux… Alors, si vous vous demandiez pourquoi en Chine tout le monde porte un masque comme les médecins, vous avez votre réponse. D’ailleurs ce record est lié à un autre record (qui n’étonne personne) : La chine est le pays le plus pollueur du monde. Comme le dit si bien la chanson, c’est l’effet papillon.

#3. La saisie de l’année : mardi 26 Février les douaniers du Perthus (frontière Franco-espagnol) font une drôle de découverte. En effet ils contrôlent un convoi agricole. Parmi le convoi, un camion rempli d’orange parmi lesquelles était dissimulée près d’une tonne de résine de cannabis. Manger 5 fruits et légumes par jour pourrait devenir très addictif pour les consommateurs d’agrumes !

 

Elisa Broca, Marjolyne Cordier, Fany Bedel, Marine Pommier, Célia Vincendeau


Le challenge de l’éloquence


Le 13 février fut un mercredi après-midi tout à fait extraordinaire à l’IUT : presque tous les cours ont été annulés et pourtant l’amphithéâtre Robert Maris est plein à craquer, étudiants, professeurs, invités exceptionnels et caméras remplissent le lieu. Pour les trois du fond qui viennent d’autres parts dans l’Université et qui ne savent pas de quoi je parle (déjà bienvenue au Curios’IUT) laissez-moi remettre le contexte.

Cette année et pour la deuxième fois au département infocom de l’IUT Paul Sabatier a eu lieu le Challenge de l’Éloquence. La demi finale a impliqué tous les étudiants de première année et s’est faite en petit comité, mais la finale, elle, s’est organisée en grande pompes ! Ce sont M. Chaouch et Mme. Cussac qui sont à l’initiative de ce projet, organisé cette année encore par un projet tuteuré de deuxième année…

Elles étaient cinq, elles avaient cinq mois pour tout organiser et elles ont aujourd’hui la reconnaissance et les remerciements sincères des finalistes, applaudissez mesdames et messieurs Esther Auberger, Léa Constantin, Lisa Jaunet, Lola Joulia et Claudia Estevez (étudiante Erasmus) ! Du point de vue des spectateurs, rien à redire sur la finale, des retours très positifs et les finalistes ont salué à plusieurs reprises l’organisation de l’événement. Mais derrière le rideau, que s’est-il vraiment passé ?

“Déjà la première erreur c’est qu’on aurait dû s’y mettre plus tôt parce que ça demande beaucoup de travail” avoue Esther Auberger quand nous leur avons demandé si elles avaient fait des erreurs remarquables. Elles en profitent pour mettre en garde le prochain groupe de projet tuteuré qui organisera la troisième édition du challenge : “ne faites pas comme nous, commencez à bosser dès que vous avez le sujet”. Organiser un concours d’éloquence n’est pas de tout repos, alors quand il s’agit de parler de la principale difficulté, Lola Joulia et Léa Constantin s’accordent pour dire que “se coordonner, se répartir les tâches et les planifier dans le temps”. Le jour de la finale et les jours précédents ont été très stressant pour les organisatrices : “Beaucoup de choses à gérer. Fallait penser à tout. Il faut se soucier de ce qui se passe en coulisse : animer l’amphi mais aussi soutenir les finalistes, s’occuper des membres du jury, filmer l’événement, prendre des photos… On voulait que tout soit parfait et comme c’est le premier événement qu’on organise c’est super stressant. […] Dans le stress on a parfois négligé certaines choses en coulisse.” Être sur tous les fronts, c’était donc ça la principale difficulté de l’organisation.

Lisa Jaunet évoque comme autre difficulté la recherche des jurés, et effectivement : comment ont-elles contacté les jurés ? Sur quels critères ? A ces question elles répondent : “On a contacté les membres du jury par mail. Pour les trouver on a fait des recherches sur Internet et on s’est aussi servi de nos connaissances perso et des contacts de l’IUT (pour les professeurs). On voulait que le jury soit composé de personnes exerçant dans des domaines différents pour que leurs avis soient complémentaires. Leur point commun c’est bien sûr l’art oratoire, l’expression orale. D’où la présence d’une avocate, d’une comédienne, de metteurs en scène etc… ce sont des personnes qui ont l’habitude de s’exprimer en public, d’utiliser et de jouer avec les mots, de convaincre. Certains de nos jurés avaient participé et remporté des concours d’éloquence.”

Dans l’ensemble, les organisatrices sont fières de ce qu’elles ont fait pour une première expérience, qui reste un bon souvenir malgré les quelques erreurs et “parties amères”. Lisa Jaunet nous a dit que “si c’était à refaire je l’aurais fait différemment” et Esther Auberger ajoute que “l’important c’est qu’on ait fait de notre mieux pour que l’événement soit réussi et on a eu des retours positifs donc c’est cool est c’est ça qu’il faut retenir.”

Mais laissons tranquilles les organisatrices qui ont encore du travail, et allons plutôt poser nos questions aux finalistes. Des dix-huit finalistes, douze ont répondu à nos questions, et nous avons donc demandé à ces douze finalistes de décrire le Challenge en trois mots :

Il est de bon ton de noter que “stressant” est revenu cinq fois, “impressionnant” et “excitant” trois fois et “défi”, “encourageant”, “révélateur” et “partage” ont chacun connu deux occurrences.

Comme vous pouvez le voir sur le nuage de mots, le retour des finalistes globalement très positif. Certaines applaudissent la surprise que fut le Challenge : au départ vu comme une tare, elles annoncent aujourd’hui que c’est formidable, une expérience inédite et extrêmement enrichissante. Le caractère obligatoire fut en un premier temps rédhibitoire pour plusieurs des finalistes, qui se disaient qu’iels ne pourraient pas, qu’iels préféreraient laisser leur place à d’autres, mais qui au final se disent qu’iels seraient passé(e)s à côté de quelque chose, que ce soit personnellement ou pour leur avenir. Un dernier gain, non négligeable et inattendu, c’est la cohésion de groupe qui s’est créée, notamment lors des séances d’entraînement avec les professionnels. Nombreux sont les finalistes qui se félicitent d’avoir pu partager autant, de s’être liés aux autres finalistes mais aussi aux membres du projet tuteuré. Dans le même registre, très peu de finalistes voulaient à tout prix gagner, l’esprit de compétition était présent, certes, mais très peu marqué. Les finalistes n’étaient pas les uns contre les autres mais se soutenaient les uns les autres. Quand on sait que sept des finalistes interrogées étaient surprises voire mécontentes d’avoir été sélectionnées, on comprend mieux la solidarité l’absence de compétition vive entre les finalistes.

Cependant, vous vous en doutez, tout n’est pas rose et un concours d’éloquence n’est jamais chose facile, alors nous avons demandé aux finalistes quelle a été leur principale difficulté : une majorité parle de l’écriture, puis le choix du sujet, le temps de préparation et la gestion du stress ont également été des obstacles pour quelques finalistes. Bien sûr ces difficultés n’ont pas été ressenties de la même manière pas tous les participants : une d’entre elles, Clémence Chambaud, nous a confié qu’elle avait réussi à déclamer son discours au prix de “nuits de panique et d’insomnies”, comparée à Lucas Sourrouil qui avoue “je n’ai eu aucune difficulté, si ce n’est d’enlever des éléments de mon discours pour pas qu’il ne soit trop long”. Nous ne sommes pas tous égaux face à ce genre de concours ! Mais ne vous inquiétez pas, la grande majorité des participants se situaient entre ces deux extrêmes.

De plus, si pour Lucas Sourrouil, déclamer un discours est chose aisée, il stressait davantage pour le morceau de rap qu’il a été invité à performer pendant les délibérations. En effet il est aussi connu sous le nom de scène Lu’K et a interprété Système  le jour de la finale son titre “Système”. Malgré des problèmes de son qui l’ont contraint à rapper a cappella, son intervention fut un succès unanime, auquel il ajoute aujourd’hui un teaser : “on se donne rendez-vous très bientôt pour se rattraper en tout cas.”

Mais voilà, les délibérations sont finies et il est temps de faire un point sur les gagnants. Bien sûr, tout le monde est gagnant, mais il faut quand même en récompenser quelques uns, le challenge reste une compétition. Lucas Sourrouille a donc obtenu la première place, Lucile Redon est atterrie en deuxième place, Lucile Ortola quant à elle a reçu la médaille de bronze et Léa Testut a été honorée d’une mention spéciale. Quatre gagnants, exceptionnellement, ce qui témoigne du haut niveau présenté cette année. Comparée à la finale de l’an dernier, celle-ci était vraiment digne de ce nom, avec des discours de qualité selon certains étudiants de deuxième année. Quatre gagnants donc, mais cinq finalistes invités à participer à un concours national ! Parce que les prestations étaient si bonnes qu’il a fallu départager parfois cruellement : Jessica Magnier-Brown nous a révélé que, “à la fin du challenge les jurys sont tous venu me féliciter et me dire que la raison pour laquelle ils n’avaient pas pu me mettre sur le podium était qu’ils avaient été obligés de me disqualifier à cause du temps que j’ai duré (13 minutes). Deux des jurys m’ont même dit en rigolant que pendant la délibération ils avaient essayer de faire gagner puisque j’avais 2 fois plus de personnages que les autres c’était normal que je fasse deux fois plus de temps !”

En effet nos quatre lauréats et Jessica Magnier-Brown se sont inscrits, sous les encouragements de M. Chaouch et de Mme. Cussac, aux Journées de l’Éloquence qui se dérouleront le samedi 25 mai à Aix-en-Provence (la finale aura elle lieu en juin). Prouver sa légitimité, représenter au mieux sa ville, se dépasser une nouvelle fois, leurs objectifs pour les Journées de l’Éloquence divergent légèrement, mais ce qui est certain c’est que le tout le département infocom les soutient et les encourage.

Marjolyne Cordier


Chroniques culturelles #3 – La vie devant soi

La vie devant soi est une histoire d’amour. La vie devant soi est une histoire d’espoir. La vie devant soi est une histoire de mort. Mais La vie devant soi est avant tout un roman écrit par Émile Ajar, aussi connu sous les pseudonymes Romain Gary, Shatan Bogat ou Fosco Sinibaldi, de son vrai nom Romain Kacew.

Beaucoup de noms pour un seul homme, qui après des études de droit devient aviateur, résistant, diplomate, romancier, scénariste et réalisateur. Mais il est aujourd’hui reconnu pour sa qualité d’auteur : parmi ses succès on compte La promesse de l’aube, Gros-câlin et L’angoisse du roi Salomon. Il a également reçu deux prix Goncourt, malgré les règles du concours qui stipulent qu’un auteur ne peut gagner pas plus d’un prix. En 1956, Romain Gary reçoit le prix Goncourt pour Les racines du ciel ; et en 1975, Émile Ajar reçoit le prix Goncourt pour La vie devant soi. La supercherie ne sera révélée qu’après la mort de l’auteur en 1980, bien que certains spécialistes avaient des doutes sur l’identité d’Émile Ajar. Cependant Romain Kacew n’avait pas choisi ce pseudonyme pour recevoir un deuxième prix Goncourt, au contraire c’était à une période où il était très critiqué, il souhaitait juste retrouver un peu de liberté.

La vie devant soi raconte l’histoire de Madame Rosa par les yeux de Mohammed, abrégé Momo. Ca c’est l’histoire d’amour. Madame Rosa est une ancienne prostituée. Juive, elle a été envoyé à Auschwitz mais elle en est sortie vivante. Au moment du récit, Madame Rosa est vieille et malade et elle se charge d’un foyer clandestin dans lequel les prostituées peuvent laisser leurs enfants afin d’éviter l’Assistance publique, qui sépareraient les enfants de leur mère. Momo fait partie de ces enfants, il vit avec Madame Rosa depuis ses trois ans et n’a jamais vu ni son père ni sa mère. Madame Rosa reçoit régulièrement la pension de Momo, envoyée d’on ne sait où par on ne sait qui. Parce qu’ils vivent ensemble, les deux protagonistes sont beaucoup attachés l’un à l’autre, en d’autres termes ils s’aiment comme une mère et son enfant. Pourtant jamais ils ne se considèrent comme tels, de plus leur relation est construite sur un mensonge. En effet Madame Rosa a fait croire à Momo qu’il avait quatre ans de moins que son âge véritable, sous prétexte qu’il n’avait pas été “daté”, dans l’unique but de garder Momo pour elle.

Ils sont deux rebuts de la société, l’une et juive, vieille et malade, et l’autre est arabe, orphelin et clandestin. À personnages extraordinaires relation extraordinaire, qui oscille entre adoration et répulsion. Leur relation est révélée et évolue en même temps que l’état de santé de Madame Rosa se détériore lentement mais irrémédiablement. Au début Momo est jeune et il considère Madame Rosa uniquement comme sa nourrice, tandis que Madame Rosa ne le place pas au dessus des autres enfants dont elle a la garde. Mais il est difficile de savoir quels sont les sentiments de Madame Rosa à l’égard de Momo, car c’est lui le narrateur, et de ses yeux d’enfant il ne voit probablement pas l’affection qu’elle lui porte. Plus sa santé lui fait défaut, plus Momo est présent pour Madame Rosa et n’a plus qu’une seule peur : la perdre. Il fait tout pour qu’elle reste auprès de lui et ment même. Ses souhaits se confondent avec ceux de sa nourrice, pourtant il part tous les jours passer la journée dehors, à ne rien faire d’autre que d’échapper au destin, se perdre et chercher une autre femme pour quand Madame Rosa ne sera plus. C’est l’explicitation de l’ambivalence de l’adolescence, à la fois désacralisation de la figure parentale et désir d’indépendance, et à la fois besoin de stabilité et d’être accompagné.

C’est aussi en cela que La vie devant soi est une histoire d’espoir. Le narrateur est jeune, il n’a que quatorze ans bien qu’il croit en avoir dix, et comme l’indique le titre il fait face à l’avenir. Il n’a que ça pour lui puisqu’il est né et a grandi sans rien. Celles et ceux qui l’accompagnent le savent et lui donnent leurs meilleurs conseils, l’aident pour le futur. La première personne c’est Madame Rosa, mais il y a aussi Monsieur Hamil, vieux vendeur de tapis qui lui raconte sa vie, Victor Hugo et le Coran. Le vieux docteur Katz, également, que Momo respecte énormément et chez qui il se sent bien : “Je pensais souvent en le regardant que si j’avais un père, ce serait le docteur Katz que j’aurais choisi”. Madame Lola, une prostituée, s’occupe beaucoup de Momo quand Madame Rosa ne va pas bien, surtout à la fin du roman. Ce sont de nombreux personnages qui prennent d’affection Momo et le soutiennent. Ils placent tous une certaine partie de leurs espoirs en lui, et c’est affreusement contagieux. Le lecteur est d’autant plus impliqué dans la vie de Momo qu’il la voit au travers de ses yeux. Il y a peu d’autres enjeux que Momo qui, en se plaçant narrateur, oublie sa propre importance dans une sorte d’humilité.

Mais ce n’est pas de l’humilité. Il raconte sa vie à quelqu’un. Quelquefois dans le récit le pronom “vous” et donné mais on peut penser qu’il s’adresse au lecteur. Mais à la fin du roman le “vous” désigne des personnages rencontrés plus tôt qui là encore n’ont que des espoirs pour Momo. Ceux du lecteur se déplacent donc vers cette famille, Madame Nadine et docteur Ramon qui prendra en charge Momo dans un quiproquo. Un quiproquo du point de vue Momo, qui désormais ne suscite plus que de la pitié, plus d’espoir pour lui. En effet il nie la mort de Madame Rosa, refuse l’aide de Madame Lola, et passe trois semaines dans une cave avec le cadavre de celle qui n’est pas sa mère adoptive. C’est pour ça que Momo désespère soudainement, et le seul espoir qu’il reste c’est l’adresse de Madame Nadine trouvé dans la poche du garçon, chez qui il sera envoyé.

C’est le dénouement du roman : Madame Rosa meurt. C’est l’histoire de mort, celle d’une mort et celle d’une morte. Ce qui est intéressant ici c’est le rapport qu’a l’auteur à la vieillesse. En 1978, lorsque la journaliste Caroline Monney l’interroge sur la vieillesse, Romain Kacew répond : “Catastrophe. Mais ça ne m’arrivera pas. Jamais. J’imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j’ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J’ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais”. Deux ans plus tard il se suicide d’une balle dans la bouche à l’âge de soixante-six ans. Parmi ceux qui disent ne pas vouloir vieillir, Romain Kacew fut peut-être l’un des plus sincères.

Madame Rosa a ce même rapport à la vieillesse. Dès le début du roman, déjà, elle est vieille, elle n’est plus belle depuis longtemps. La féminité est très importante pour Madame Rosa qui se parfume et se maquille énormément et porte des perruques pour se rapprocher le plus possible de son apparence de quand elle était jeune ou pour dissimuler sa vieillesse. Parce que pour elle la beauté et associée à la jeunesse, elle est souvent mélancolique quand Momo lui rappelle qu’elle a été jeune et belle. Ce rapport à la vieillesse est élargi dans le roman dans une réflexion sur la maladie. Avant de mourir Madame Rosa devient gâteuse et elle est incapable de se mouvoir par elle-même mais ce qui l’inquiète le plus c’est d’avoir le cancer. Comme si à côté du cancer, son état actuel était une bénédiction. Aussi, contre l’avis du médecin, elle ne veut surtout pas aller à l’hôpital où ils feront tout pour la garder en vie. La seule chose qu’elle désire au contraire, c’est d’être euthanasiée, en ce sens elle se rapproche de l’auteur.

Le roman aborde donc ces trois thématiques et bien d’autres dans un style léger et spontané, qui évoque plus qu’il ne décrit la rudesse des quartiers populaires du Paris des années soixantes-dix. Le lecteur est bercé par la vision parfois crue, parfois ingénue de Momo sur la réalité qui l’entoure. C’est alors tout en délicatesse que le roman rend compte d’un milieu assez violent, tout fait d’amour, d’espoir et de mort.

Marjolyne Cordier


La chasse à la Baleine Japonaise

Depuis 1946, la Commission Baleinière International (CBI) est chargée de protéger les baleines et de réglementer la chasse à la baleine. L’organisme mondial compte aujourd’hui 89 pays membres. 45,8% des pays sur la planète bleue sont des États membres de la CBI. Pourtant, l’avenir des baleines n’est pas tout rose…

Abordons le sujet de la corruption. Au sein de la CBI, certains pays (le Japon pour ne citer que lui) achète les voix et le soutien d’autres pays. Pourquoi ? Tout simplement pour essayer de contrôler la majorité des voix pendant les votes. Par exemple, à cause de ce bloc pro-chasse à la baleine, la CBI n’a pas pu créer de nouvelles aires maritimes protégées dans le pacifique. Comment la CBI peut-elle jouer son rôle correctement si elle ne peut pas créer ce pourquoi elle existe ? Car au fond, qu’est-ce qu’un sanctuaire baleinier si ce n’est une zone maritime protégée où la chasse commercial est interdite, où les baleines sont à l’abri des activités humaines.

La baleine en voie de disparition, ce n’est plus un secret. Plus de 1000 baleines sont tuer chaque année. Cela n’empêche cependant pas le Japon, puisqu’on parle de lui, de légaliser à nouveau la chasse à la baleine. Pour la petite histoire, la chasse à la baleine est interdite depuis 1986. Le japon n’a réellement commencé à respecter cette loi qu’en 1988. Alors pourquoi ce revirement de situation ? Le Japon avait pourtant bien démarré ! Ce sont de petites gouttes qui remplissent le vase. Par contre, si on renverse le vase, toutes les gouttes tombent ensemble. Si le Japon recommence à exploiter les baleines, alors tous les efforts auront été vains !

Le Japon voulait mettre en place des “quotas de pêche commerciale”. C’est à dire pouvoir chasser les espèces de baleines dont le nombre est jugé suffisant. Malheureusement, dirions nous si nous étions japonais, les autres pays se sont opposés. Mais pour le Japon, tant que scientifiquement, certaines espèces de baleines ne sont pas jugées en voie de disparition, alors on peut s’autoriser à profiter d’elle. Et puis, après tout, manger de la baleine est une tradition au Japon depuis le XVII° siècle… Donc, comme personne n’est d’accord avec eux dans la CBI, le pays a menacé de quitter l’organisation.

On en arrive au point de l’article où nous allons remettre en cause la bonne foi du Japon. Si le Japon a arrêté de chasser la baleine en 1988 et décide de revenir sur sa décision en 2018, cela veut dire que pendant 30 ans, le Japon s’est passé de la ressource “baleine”. Pourquoi alors faire marche arrière alors que l’exploitation de ce mammifère n’est pas essentiel à la survie du pays ? En réalité, cela fait 30 ans que le Japon chasse la baleine, et ce à but scientifique ! En gros, pour que tout soit plus clair :  les scientifiques chassent les baleines puis vendent leur chair sur les marchés ou aux hôpitaux et écoles pour “encourager la consommation de viande de baleine”. Oui, nous l’aurons tous compris, l’excuse scientifique est un beau masque de mensonge derrière lequel se cacher est chose très aisé. La vérité est que le Japon a toujours chasser la baleine.

Mais rassurez-vous, le pays a annoncé arrêté ses activités “scientifiques” quand il aura quitté la CBI. Il ne chassera les baleines que dans ses eaux territoriales et n’ira plus embêté les baleines de l’Antarctique. Avant de vous laisser, j’aimerais préciser que les baleines sont indispensables à l’écosystème marin puisqu’elles permettent de faire revenir à les surfaces le poisson et zooplancton riches en azote qu’elles mangent en profondeur. Alors, la baleine dans l’assiette ou la baleine dans la mer ?

Célia Vincendeau