Entretien avec le graffeur AFAT


Bonjour Afat, tout d’abord comment vas-tu ?
Bonjour, ça va très bien! Merci et vous?
Très bien merci!
Quel a été ton parcours avant le graff ?
J’ai eu mon bac à côté de Toulouse, c’était limite, (rires) et j’ai continué avec une année d’études à Montauban, une licence aux beaux arts spécialisée dans la colorisation mais pas vraiment dans le tag, c’était un peu touche à tout.
Et pourquoi as-tu choisi le graff au final ?
Depuis le lycée j’étais attiré par ce style et j’ai toujours pratiqué, mais plus comme un divertissement avec les potes et c’est seulement avec le temps, la pratique et tout ce qui va avec que je me suis penché sur le graff avec une vision plus professionnelle.
Ca fait combien de temps maintenant que t’as commencé sérieusement à graffer?
J’ai commencé à 14-15 ans donc ça va bientôt faire une dizaine d’années p****n (rires) ça fait une grosse partie de vie
Est-ce que tu peux nous parler de la difficulté de pratiquer ton activité au quotidien ?
Aujourd’hui j’éprouve beaucoup moins de difficultés qu’au début où j’avais pas les mêmes moyens, pas les mêmes outils. C’est vrai qu’aujourd’hui je suis dans une association (Illegal Painting, ndlr) avec beaucoup de professionnels ça donne un côté encadré qui est important sans oublier de laisser une part de liberté, ce qui reste la base du métier. On a aussi la possibilité de partager des infrastructures avec d’autres groupes de graffeurs. Le plus important c’est de se rappeler que ça reste une activité illégale, on prend des risques énormes en allant graffer un peu partout mais on en est conscient et on est heureux de faire ce qu’on fait.
On aimerait que tu nous parle de ton meilleur souvenir
Mon meilleur souvenir il est pas unique, je pense que c’est un ensemble, c’est les premiers moments ou j’ai commencé à avoir un bon niveau et que je faisais des virées nocturnes avec ma clique c’était la belle époque (rires).
Et donc, à l’inverse, quel a été ton pire moment de graffeur ?
Mon pire souvenir… je pense que j’ai pas vraiment de mauvais souvenirs quand j’y repense mais plus des moments que j’ai difficilement vécu au moment où j’y étais.
Un exemple?
Toutes les fois où ma mère est venue me chercher au poste à 5h du mat… (rires)
Qu’est-ce qui t’attends pour la suite? On a vu que t’étais à l’affiche du FIST, peut-être une expo individuelle?
Pour l’instant je pense pas trop à la suite je me laisse porter on est dans une bonne lancée avec l’association, des belles choses arrivent, on va continuer d’être présents pour les futures éditions du FIST, on va suivre ce chemin la !
Super! Merci beaucoup et bon courage pour la suite!
Merci à vous!

Thillet Jules

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