Chroniques culturelles #2 – La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Décoré par le grand prix du roman de l’Académie Française en 2012, adoré par les uns, boudé par les autres, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert divise ses lecteurs et fait couler bien de l’encre depuis sa parution.

New York, printemps 2008, Harry Quebert, l’un des auteurs les plus reconnus du pays, se retrouve, en 1975, être le suspect numéro 1 dans l’affaire du meurtre de la jeune fille Nola Kellergan, avec qui il aurait eu une relation.

Convaincu de l’innocence de son ami et ancien professeur d’université, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, abandonne tout pour se rendre à Aurora, New Hampshire et mener son enquête dans l’espoir de comprendre ce qu’il s’est réellement passé durant l’été 1975.

Ce roman de génie est sublimé d’une oeuvre du célèbre peintre et graveur Edward Hopper, l’un des représentants du réalisme américain du début du siècle XXème, en première de couverture.

À travers ce roman l’écrivain Joël Dicker nous livre une leçon que personne n’aurait pu mieux retranscrire à l’écrit. Un sentiment que chaque lecteur a déjà ressenti au moment de refermer un livre qui aura marqué un moment de sa vie :

“Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant […] Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé.”

(extrait de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert)

L’adaptation du roman en série a été sujette à de nombreux rebondissements. Après de multiples propositions c’est finalement le réalisateur français Jean Jacques Annaud qui aura eu le privilège de mettre en image ce chef d’oeuvre.

Nous avons eu récemment le plaisir de redécouvrir ce récit à travers l’adaptation cinématographique présentée sur TF1. Transposée en 10 épisodes de 45 min, le réalisateur et producteur français, Jean-Jacques Annaud dévoile au grand public sa première expérience sur le petit écran.

Conscient de la difficulté de retranscrire l’histoire en seulement deux heures, le réalisateur nous propose une série pleine de rebondissements.

Impatient de débuter cette expérience dans le domaine de la télévision, il a tenu à construire cette réalisation audiovisuelle avec le soutien et la vision première de son auteur, le jeune Joël Dicker. Ensemble ils nous livrent une interprétation riche en émotions.

Comme pour le roman de Joël Dicker, les critiques divergent.

Certains regrettent son manque d’audace tandis que pour d’autres c’est la tournure policière qui s’éloigne du récit original. On peut être dérouté entre les incessants va et vient chronologiques, cependant le lecteur du roman retrouvera tout de même cette adrénaline si particulière qui ne cesse de nous bouleverser. Comme nous le rappelle Jean-Jacques Annaud, “C’est dans un savant désordre que les pièces du puzzle prennent peu à peu forme, sautant d’une décennie à l’autre”.

Les épisodes s’enchaînent et le mystère demeure : qui a tué Nola Kellergan ?

Vous restez spectateur impuissant qui assiste au dénouement d’un engrenage aussi étrange que passionnant. Au fil des épisodes, l’histoire s’assombrit, la série met en avant le magnifique jeu d’acteur des protagonistes américains, la création et la réalisation quant à elles restent franco-suisse.

Elisa Broca et Marine Pommier


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