Rencontre avec Léna

Le mercredi 5 février dernier s’est déroulée la grande finale du Challenge de l’Éloquence, édition 2019/2020.  Après avoir fait le point sur cette journée, nous avons voulu rencontrer les gagnants pour avoir leur ressentis sur l’événement. Aujourd’hui, Léna SARRACANIE, arrivée 3ème du Challenge, répond à nos questions.

Léna est paloise, ou plus précisément, « elle vient de Pau ». Du haut de ses 18 ans, elle a remporté le troisième prix de la finale du Challenge de l’Éloquence de l’IUT. Elle nous l’affirme et ne s’en cache pas, parler a toujours été sa plus grande passion, suivi de près par la danse. En effet, elle pratique le tribal fusion, mélange de danse orientale et de contemporain depuis quelques années déjà. Danser et parler, sont complémentaires chez elle : si elle ne parle pas, elle danse, et inversement. La danse est salvatrice, elle lui permet de se libérer de tout : la pression, l’anxiété. Les expressions corporelle et verbale sont au cœur de sa manière d’être, ses moyens de communiquer et de résoudre tous les problèmes auxquels elle peut faire face. L’art oratoire, lui, est un échappatoire au même titre qu’il lui permet de s’exprimer.

Léna SARRACANIE lors de la finale du Challenge de l’Éloquence ©Challenge de l’Éloquence

Le 5 février dernier, elle débarque au milieu de l’amphithéâtre Bernard Maris, Département Information-Communication de l’IUT Paul Sabatier, pour clamer son opinion sur « L’amour est dans le pré. ».

 

Si elle était déjà très à l’aise à l’oral, le Challenge lui a surtout permis d’avoir confiance en ce dernier, « fois 1000 », comme elle le dirait. Et d’ailleurs, il n’y a pas photo lorsqu’on voit son évolution : de débutante à finaliste, il y eu du travail à fournir, des efforts, des prises de risques.

Son passage en finale, elle l’espérait. Être qualifiée, ça représentait avant tout une reconnaissance et un aboutissement à tous ses efforts. Lorsqu’elle l’a su, c’est simple, elle avait le sourire jusqu’aux oreilles, vite remplacé par une petite appréhension à l’idée de passer devant un amphithéâtre rempli. Cette qualification, c’était déjà une première victoire. D’ailleurs, l’appréhension ne l’a pas quittée, la veille au soir, dans le souci du détail et de faire de son mieux, elle remettait en question tout son discours : et si il ne plaisait pas au jury ? Si le ton qu’elle avait choisi n’était pas apprécié ?

Finalement, l’excitation a pris le dessus, et, à l’image des nombreux spectacles de danses et représentations de théâtre qu’elle a déjà donnés auparavant, c’est surtout l’envie de montrer son travail aux autres qui a primé.

Avant de passer, elle restait confiante, sans être vraiment stressée. Dans le souci de toujours faire de son mieux, l’unique question qui lui reste dans la tête avant de pénétrer dans l’amphi est : « Est ce que je vais rester fidèle à mon discours et le réussir comme lorsque j’étais seule chez moi, sans public ? » Mais les doutes se sont rapidement dissipés face à l’ovation lors de son entrée : elle s’est tout de suite sentie dans son élément, à l’aise, bienvenue.

Même si elle ne pensait absolument pas faire partie du podium, elle est satisfaite du résultat: durant sa prestation elle n’a pas imaginé une seule seconde que le public réagirait aussi bien à son oral. Elle confie : « Je sentais les vagues de réactions et ça, ça me boostait, ça m’a poussée encore plus à donner le meilleur de moi. » « Se retrouver face à un amphi rempli, c’est un mélange d’adrénaline, de bonheur, même si c’est très impressionnant. », affirme-t-elle. Au final, elle était dans sa bulle, le public avec elle, réceptif.

De toute cette expérience, elle retient les moments privilégiés entre finalistes, les coachings et répétitions où l’esprit de compétition n’a jamais pris le dessus sur la bonne ambiance générale. Son moment préféré reste la finale : que de soutien avec ses parents qui sont venus exprès, faisant le déplacement depuis Pau ! Sans compter sur la promo et ses amis tous présents également.

Ce troisième prix, c’était un moyen de rendre ses parents fiers, mais aussi de concrétiser ce beau parcours. Elle n’aurait jamais imaginé faire une performance de la sorte, et pourtant! Un de ses amis a affirmé que: « Si un jour on m’avait dit que Léna remporterait un Challenge d’Éloquence, j’y aurais cru ». Elle ne s’était pas posé la question, mais, quitte à participer au Challenge, autant se donner à fond et aller le plus haut possible.

Comme elle l’annonce dans son discours de remerciement, sa plus belle victoire ici a été de montrer que notre éloquence ne se limite pas à un unique style oratoire. Elle est fière d’être arrivée aussi loin en restant elle-même, et en réalisant un discours quasi-entièrement basé sur l’humour et la caricature. Preuve que tout fonctionne, si l’on est à fond dedans.

Pour finir, il lui importe de remercier l’équipe du projet tuteuré : « elles ont été incroyables, toujours là pour nous (les finalistes) à nous soutenir, nous tenir informés, nous rassurer… ». L’organisation derrière cet événement est colossale, mais surtout, c’est l’investissement humain de cette équipe qu’elle retient : elles étaient toujours présentes, du début à la fin.

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