Municipales 2020 : Qui posera ses valises au Capitole ?

Lundi 24/02, Ifop/Fiducial dévoilait un sondage pour La Dépêche du Midi, la radio 100% et la télévision régionale Via Occitanie. Réalisé par téléphone du 17 au 20 février auprès d’un échantillon représentatif de 786 personnes, ce sondage donnait Jean Luc Moudenc gagnant des élections.

Si vous aussi vous êtes perdu.e.s dans les noms et programmes, voici un récap’ du programme du trio de tête en lice pour la conseil municipal.

Aimer Toulouse : La sécurité avant tout

(41% des intentions de vote)

Soutenue par LR, LREM, l’UDI, le MRSL et Agir, cette liste est conduite par Jean-Luc Moudenc, maire sortant de Toulouse. Toulousain de naissance, Moudenc a grandi dans la solidarité cheminote grâce à son père, travaillant à la SNCF. Jean-Luc Moudenc a changé souvent de casquette : journaliste à la Croix du Midi, contrôleur général économique et financier au ministère de l’Économie et des Finances, maire de Toulouse, président de Toulouse métropole, député de Haute-Garonne ou encore président de l’association des maires des grandes villes et des présidents de métropoles.

Avec son premier axe « Toulouse + sûre, + solidaire et + facile », Moudenc énonce la couleur : avec lui, la ville sera plus sécurisée. On retrouve parmi les propositions de cet axe :

    • La mise en place de caméra de surveillance

 Au moins 100 caméras supplémentaires aux 400 mises en place depuis 2014 sont prévues. Il est également prévu d’équiper toutes les rames de métro de caméras.

    • Une police municipale plus présente

Auprès des jeunes (sorties des établissements scolaires), des seniors (organisation de rencontres dans les clubs seniors), mais aussi dans l’espace public.

    • L’accent contre les violences faites aux femmes

Avec la mise en place d’hébergement d’urgence et d’aides à l’insertion professionnelle pour les femmes victimes de violences ou isolées à la rue, l’aide aux permanences associatives d’aide aux femmes, ou encore la mise en place d’un réseau de « points de refuge » pour les mineurs victimes de harcèlement de rue.

Concernant la mobilité la liste Aimer Toulouse a pour objectif de lancer l’agrandissement de la ligne B avec la « Ligne B XXL », d’adapter la fréquence et les horaires du métro les périodes de vacances ou le jeudi soir. Moudenc souhaite à terme remplacer les bus simples pour des bus articulés mais aussi remplacer le parc de bus pour passer aux bus à hydrogène et supprimer les véhicules diesel.

Les candidats.es envisagent également le dégoudronnement de 20 hectares d’espace public sous 3 ans, la plantation de 100000 arbres pour 2030, et souhaitent stimuler la créativité par la culture et le patrimoine en développant une Cité des arts plastiques à la Grave, une cité de la danse à la Reynerie ou une cité de la photo dans le nouveau château d’eau.

Archipel Citoyen : Un programme porté sur le développement durable

(25% des intentions de vote)

Soutenue par EELV, FI, Nouvelle donne, Place publique et par le parti pirate, cette liste est conduite par Antoine Maurice. Toulousain de naissance, Maurice est titulaire d’une maîtrise en droit social et d’un DESS Gestion du personnel. Sensibilisé à l’écologie, il adhère aux Verts à ses 18 ans et s’investi dans les instances internes à différents niveaux pour faire vivre le parti. Antoine Maurice a enchaîné les postes d’élus puisqu’il a été conseiller municipal délégué à la sensibilisation et éducation à l’environnement, vice-président en charge de l’économie sociale et solidaire de Toulouse Métropole et enfin président de la commission environnement et développement durable à Toulouse Métropole.

Malgré un premier axe « Toulouse démocratique » avec des propositions telles que l’ouverture des institutions municipales aux Toulousains.es, la mise en place d’une plateforme citoyenne sur internet pour élaborer des projets ou encore l’intégration des usagers dans les jurys de concours sur les appels à projets municipaux, Archipel Citoyen propose un programme davantage tourné vers l’écologie. On retrouve parmi ces mesures :

    • Plus de rigueur sur la réglementation de l’éclairage nocturne et sur les publicités dans l’espace urbain

Cette proposition passe par l’interdiction des publicités climaticides ou énergivores, l’extinction des bâtiments municipaux la nuit, le contrôle plus strict de l’éclairage des bureaux, vitrines et enseignes de 1h à 6h du matin, ou encore le développement des éclairages publics à détecteur de mouvement.

    • La réglementation de la vitesse en ville et sur la rocade

En réduisant la vitesse à 30km/h en ville et développant les zones de rencontres à 20 km/h et en baissant la limitation de vitesse sur la rocade à 70 km/h.

    • Harmoniser les tarifications des transports en commun

En mettant en place un prix unique des transports publics à l’intérieur de l’aire urbaine (réseau Tisséo, réseau régional Lio ou encore TER), en harmonisant la tarification de la navette en direction de l’aéroport. Il est également prévu d’étudier la faisabilité du passage à la gratuité des transports en commun, hors des pics de pollution.

Tract de la campagne d'Archipel Citoyen

On retrouve dans l’axe « Toulouse sociale » des propositions comme le soutien de la mise en place d’épiceries solidaires, l’encadrement des loyers à Toulouse et sur la Métropole, l’encadrement de l’ubérisation des logements Airbnb et la création de logements étudiants à disposition du CROUS.

Enfin, le dernier axe « Toulouse en commun » met en avant l’objectif de valoriser la culture occitane en ouvrant une nouvelle école Calandreta à Toulouse, étendant les annonces bilingues français et occitan au tramway ou encore d’ouvrir une maison des cultures à la Reynerie.

Une nouvelle énergie pour Toulouse : pour une ville plus sociale

(14% des intentions de vote)

Soutenue par le collectif UNE, le PS, le PRG et le PCF, cette liste est conduite par Nadia Pellefigue. Grandissant dans le quartier des Pradettes, Pellefigue est très tôt sensibilisée aux inégalités sociales qu’elle côtoie. Après un master en science politiques – collectivités territoriales à Science Po Toulouse, elle devient attachée parlementaire au Parlement européen avant d’être vice-présidente en charge du développement économique, de l’innovation, de la recherche et de l’enseignement supérieur à la région Occitanie.

Dans son premier axe « Toulouse respire », la liste de Pellefigue propose des solutions au réchauffement climatique pour une ville plus écologique : création de zones piétonnes, fermeture de rues aux véhicules, « mois sans voiture » ou encore tripler le nombre de jardins partagés (actuellement au nombre de 17). On constate cependant que les inégalités sociales sont au cœur du programme de Nadia Pellefigue :

    • Faciliter l’accès aux personnes en situation de handicap

Rendre gratuit les transports publics aux personnes en situation de handicap et leur accompagnants.es, rendre les bâtiments publics accessibles et former les personnels aux handicaps visibles et non visibles.

    • Aider les réfugiés

Soutenir l’action des associations d’aides aux réfugiés et développer le parrainage républicain pour les jeunes sans-papiers scolarisés à Toulouse.

    • Engager des moyens nouveaux pour lutter contre toutes formes de discrimination

Ces discriminations peuvent être sanctionnées, par exemple, par le refus de subventionner des associations prônant des valeurs antirépublicaines.

Enfin, dans son dernier axe « Toulouse inspire », Une nouvelle énergie pour Toulouse propose la création du label « Fabricat a Tolosa », l’exemplarité des élus (publication des indemnités et des présences des élus ainsi que le refus des cadeaux) ou encore faire de Toulouse la ville de l’éthique numérique en soutenant les initiatives alternatives aux GAFAM.

Parmi les listes candidates au premier tour des élections municipales du 15 mars, on retrouve également :

Pour la cohésion (7,5% des intentions de vote), conduite par Pierre Cohen et soutenue par Génération-s, la Gauche républicaine et socialiste, et la Gauche démocratique et sociale, Rassemblement toulousain (7% des intentions de vote), conduite par Quentin Lamotte et soutenue par le Rassemblement National, Toulouse belle et forte (2% des intentions de vote), conduite par Franck Biasotto et soutenue par le MoDem, la liste du Parti Animaliste (1% des intentions de vote) conduite par Quentin Charoy, Debout Toulouse (1% des intentions de vote), conduite par Francis Manaud et soutenue par Debout la France, la liste du Nouveau Parti Anticapitaliste (1% des intentions de vote) conduite par Pauline Salingue et la liste de Lutte Ouvrière (0,5% des intentions de vote) conduite par Malena Adrada.

À vos paris, et rendez-vous le 15 mars pour le premier tour des élections !

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