D’étudiant à artiste : le parcours de Simon Chaillet/YETZA

Léonard Cohen disait « la musique est la vie émotionnelle de la plupart des gens » et c’est ce que Simon délivre à travers ses textes. Une rupture, la perte d’un premier amour, l’importance de la famille, les relations et la distance, la grandeur de l’amitié, la chance d’avoir des proches aimants… ces thèmes sont les leitmotivs qui guident son écriture. A travers la musique, Simon délivre un véritable témoignage d’amour et de remerciements aux personnes qu’il aime tant.

Nous l’avons rencontré pour qu’il nous parle un peu plus de son parcours dans la musique, qui n’a pas toujours été simple.

Ses débuts musicaux

Gagnant du prix du jury du Challenge de l’Eloquence 2021, c’est à l’âge de 17 ans que Simon débute l’écriture et la musique. Pendant deux ans, il a fait partie d’un groupe dans lequel il a été formé à la musique. « En parallèle j’étais en licence d’histoire, je voulais réussir en milieu universitaire et de l’autre, je sortais de l’école j’avais mon groupe de rap avec mes amis d’enfance et il y avait deux symbioses très radicales et différentes, compliquées à gérer ».

Sa grande palette d’écriture lui permet de retranscrire son émotivité. « J’aime exprimer comment je vais vers l’autre, comment l’autre va vers moi ; pourquoi on part et pourquoi on revient. Mon écriture est tournée vers les relations humaines et sociales. J’ai aussi l’inspiration de la littérature, souvent historique (XIXe-XXe siècle) qui est très romancée. » En effet, la littérature lui a permis de retranscrire ce qu’il a voulu écrire et d’avoir les outils linguistiques pour. Son rapport à l’écriture est très tourné vers les gens qu’il aime. Il ajoute d’ailleurs « en fait, écrire me permet de comprendre et de mettre sur papier les sentiments humains très paradoxaux que je ressens et que je ne comprends pas bien. On dévoile quelque chose qui est plus grand que nous et on sort des cases dans lesquels on nous met. » Cette étiquette de jeune homme sentimental lui a d’ailleurs valu quelques plaisanteries de la part de ses amis les plus proches.

Pochette du morceau « Open Sky » sorti le 16 août 2021 sur toutes les plateformes

De l’euphorie à la réalité

Le rapport à la musique de Simon a été très paradoxale. En effet, l’origine de son envie de rapper a été fougueuse, l’envie d’écrire était très présente et très vite, l’engouement est devenu très fort. « J’ai appris à rapper et j’ai directement été poussé dans le monde très fermé qu’est le monde de la musique, c’est un milieu très dur qui m’a freiné ».

Par ce biais, Simon a rencontré celui qui est devenu son manager. Il affirme « Je lui dois beaucoup. Il m’a permis de faire entre 15 et 20 scènes, il m’a apporté un carnet d’adresse et m’a aidé à jongler entre mes études et la musique ». Simon a également pu être accompagné par Alan, son graphiste, qui l’aide dans la conception des pochettes de ses morceaux et dans sa communication sur les réseaux sociaux.

L’envie de progresser et de performer ont guidé son écriture et lui ont apporté de grandes phases d’inspiration, l’enfonçant dans le milieu infernal de la musique. Ce côté sombre, mélancolique de la scène a permis à YËTZA de devenir un artiste accompli. Simon quant à lui, a sombré dans une nostalgie et une tristesse profonde. L’exutoire qu’avait pu être la musique n’en était plus un.

C’est pourquoi pour ne pas perdre pied, après quelques années à considérer la musique comme un tremplin professionnel, l’étudiant en deuxième année de DUT Information Communication a pris un virage dans sa carrière. « Aujourd’hui, je n’ai plus les opportunités que j’avais auparavant, à faire des scènes et quelque part, ça m’a permis de me retrouver seul face à moi-même. Je sors des titres quand j’en ai envie, j’ai une vie sociale et intellectuelle qui est normée et rangée. C’est quelque chose qui m’a beaucoup manqué quand j’ai commencé à avoir une petite notoriété. Le monde de la musique m’a fasciné et m’a forgé mais ça ne m’intéresse plus professionnellement. Mon but aujourd’hui c’est de valider des expériences humaines et sociales, de vivre des choses fortes et de faire un peu de musique à côté. »

Sept ans après le début de sa carrière musicale, la passion est toujours vive mais l’envie de performer s’est étiolée « maintenant, j’arrive à garder le positif de cette expérience et je continue la musique par plaisir. Plaisir, ça signifie aussi pour moi un côté plus qualitatif que quantitatif dans mes productions, contrairement à mes débuts. Et c’est un coût financier énorme. Pour qu’un morceau soit enregistré, mixé, produit et ensuite déposé sur des plateformes de streaming, c’est plus ou moins 300€ ».

Bien qu’aucun album ne soit en cours de préparation, Simon continue de sortir régulièrement des morceaux ou des medleys. Le prochain devrait être disponible fin 2021 et s’intitulera «Medley 1 2 0 2 ».

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