#cybersindy : quand le harcèlement va-t-il s’arrêter ?

Le 5 septembre dernier, Sindy, chanteuse et influenceuse de 26 ans intervenue en mars 2020 lors des rencontres Infocom, a décidé de dénoncer le harcèlement dont elle est victime depuis deux ans. C’est dans sa vidéo intitulée « Jusqu’à quand », postée sur sa chaîne YouTube, que la jeune femme a témoigné.

« Je me demande jusqu’à quand les femmes vont se faire cyberharceler avant qu’on les écoute ? » ce sont les mots de Sindy, épuisée mais surtout remontée contre ce système qui ne protège pas les personnes victimes d’harcèlement. Un nombre de victimes qui ne cesse malheureusement d’augmenter. Selon un baromètre établi en 2020 par Microsoft, un Français sur quatre affirme avoir subi ou constaté un cas de harcèlement. En France, ce sont près de 66% des adultes et 59% des adolescents qui sont concernés par ces incivilités en lignes.

Dickpics, insultes, menaces de viols, Sindy déclare ne plus avoir peur. Une peur qui doit changer de camp, avec l’aide du gouvernement mais aussi grâce à l’aide des créateurs et créatrices du web, pour que justice soit enfin faite. « Je suis énervée contre le gouvernement, qui n’est pas en mesure de nous protéger […] Il n’y a rien qui justifie que je vive ce quotidien-là, ni moi ni aucune femme. Il n’y a rien qui justifie qu’on harcèle quelqu’un »

Un témoignage qui a suscité beaucoup de réactions, notamment sur Twitter où l’hashtag #cybersindy a été en top tweet au moment de son lancement. C’est une libération de la parole qui s’est produit. Plusieurs personnes se sont confiées sur ce qu’elles subissent. Sindy veut que les personnes victimes de harcèlement comprennent qu’elles ne sont pas seules. « Moi j’ai 26 ans et je suis bien entourée quand je suis traitée de grosse pute par message mais la petite de 13 ans qui se fait harceler parce qu’elle est un peu grosse… Elle se mange de plein fouet les insultes. Elle est toute seule et elle a honte. Et c’est elle qu’il faut aider… Je veux faire comprendre que les victimes ne sont pas seules ».

Après la publication de la vidéo, des militantes féministes ont elles aussi réagi. C’est le cas du collectif Nous Toutes, engagés contre les violences sexistes, sexuelles, économiques, verbales, psychologiques et physiques faites aux femmes. Ce dernier a déclaré « les violences sexistes et sexuelles, c’est aussi sur internet. Le cyberharcèlement est dangereux, comme l’évoquait la Youtubeuse Pure Human Soul lors des rencontres Infocom de 2020. Ce n’est pas parce qu’on est anonyme qu’on peut harceler et agresser une femme, en la menaçant de viol, d’agression, de mort. Ces propos peuvent provoquer des dommages psychologiques graves. » Des propos qui peuvent être condamnés puisque qu’il s’agit d’un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. 

Le collectif Nous Toutes appelle d’ailleurs à la mobilisation de tous. Le 20 novembre prochain aura lieu une marche pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles partout en France.

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