Le dictionnaire (très) désordonné des mythologies #3

On a tous nos faiblesses, nos petites vulnérabilités, nos “talons d’Achille”… Qui ne connaît pas l’origine de cette expression ? Le mythe d’Achille l’invincible que sa mère aurait trempé dans un fleuve en le tenant par le talon, à qui n’a-t-on jamais rabâché cette histoire ? Ne vous inquiétez pas on ne vous la racontera pas une nouvelle fois. Non, mais ça vous dit des histoires de guerre, de vengeance et d’amouritié ?

Tout commence il y a fort longtemps, dans la cité-état de Phtie, dans l’Attique. La belle Thétis, une des cinquante Néréides (attention à ne pas la confondre avec Thétys, déesse de l’eau, qui est aussi sa grand-mère mais ça n’a rien à voir), met au monde un fils : Achille. Cet enfant a tout pour avoir une vie hors du commun. Sa mère étant une déesse et son père un mortel, il est donc un demi-dieu mais aussi un prince puisque son père Pélée est le roi de Phtie. Voilà donc un mythe qui démarre bien… ou presque…

En effet, la Néréide Thétis était l’objet de nombreuses convoitises notamment de Zeus et Poséidon (qui l’eût cru ?). Cependant, Thémis, Titanide, déesse de la Justice, de la Loi et de l’Équité (on sait, ça fait beaucoup de prénom en “Thé” et “is” mais on a pas le choix) leur annonce que le fils de la Néréide serait plus fort que son père. Les deux dieux se retirent de la course, craignant d’être détrônés, et décident de la marier au roi Pélée. Et ça, Thétis elle le prend pas super bien, parce qu’elle a une profonde aversion pour les mortels. 

Quand Achille, n’était encore qu’un bébé, sa mère décide de le rendre invulnérable. Tout le monde connaît ce mythe. Thétis l’a plongé dans le Styx, fleuve des enfers, en le tenant par le talon. Il devient donc invincible, sauf si on arrive à toucher son talon. Il existe d’autres versions, dont une sombre histoire de feu céleste, de blessure et d’os de pied. La voici en exclusivité pour vous. Toujours dans l’objectif de rendre son fils immortel, Thétys le frotte le jour avec de l’ambroisie et le place la nuit dans un feu céleste, dans l’optique de brûler son caractère mortel. Un soir Pélée interrompt la cérémonie et, horrifié, sauve son fils in extremis des flammes. Thétis, sans rien dire, fuit cette nuit le palais et ne revient plus jamais. Malheureusement l’enfant fut blessé au pied dans l’opération de sauvetage, alors Pélée l’emmène auprès de Chiron pour qu’il le soigne. Le centaure s’en va déterrer les restes de Damysos que l’on disait être le géant le plus rapide pour remplacer un os brisé du pied d’Achille par un de ceux du macabé. Ce serait cette greffe qui aurait fait d’Achille un excellent coureur, mais ce serait aussi cet os du pied (l’astragale) l’unique point faible du demi-dieu.

Quelle que soit la version, Achille a, suite à ça, une belle enfance, il grandit auprès de son père à Phtie, et reçoit de précieux enseignements de grandes figures. Phénix, roi des Dolopes, lui enseigne la diplomatie, l’éloquence et l’art de gouverner. Achille passe également beaucoup de temps avec Chiron auprès de qui il apprend la chasse, la lyre, le chant et la médecine. Dans la forêt de Chiron, Achille se nourrit de moelle de lion et d’entrailles d’animaux sauvages, ce qui, par une logique à toute épreuve, lui conférera un courage hors pairs.

Selon d’autres versions, Achille aurait été élevé par sa mère Thétis, avec Patrocle. Mais qui est donc ce fameux Patrocle, nous direz vous. Parce que son nom est dans le titre mais nous ne parlons que d’Achille. Et bien, voici son histoire…

Patrocle est le fils de Ménétios et d’une mère dont le nom nous est inconnu. On peut cependant vous expliquer le lien de parenté entre Achille et lui : Egine, une nymphe, avait été enlevé par Zeus déguisé en aigle et donna naissance à un petit garçon :  Eaque, qu’elle abandonne à la naissance. Elle se marie ensuite avec Actor, et tout deux furent les heureux parents de Ménétios. De son côté, Eaque épouse Endéis qui lui donne deux fils : Pélée, père d’Achille et Télamon, père d’Ajax. Les joies de la mythologie… 

Patrocle grandit donc à Oponte, cité gouvernée par son père. Un beau jour il tue dans un accès de colère un jeune garçon. Pour le punir, son père l’envoie en exil à Phtie où il devient pupille de Pélée. C’est donc là qu’il rencontre Achille. Il sont tellement proches que Achille le choisit comme Thérapon, c’est-à-dire un frère d’arme, lié à Achille par à la vie à la mort par un serment de sang. Quand Achille part s’érudir auprès du centaure Chiron, Patrocle le suit. En fait, Patrocle le suit un peu partout. Et peut être devrions-nous préciser (au cas où vous ne l’auriez pas compris), qu’en plus d’être cousin et meilleur pote, ils sont aussi amants. Mais êtes-vous réellement surpris ? Je ne pense pas, alors laissez-nous une deuxième chance…

Reprenons depuis le début, avec Thétis et Pélée. Pour apaiser Thétis vis à vis de son mariage avec un mortel, les dieux avaient organisé une immense fête et un riche banquet pour la cérémonie où tous les dieux étaient conviés. Tous, sauf Eris, déesse de la discorde, qui décida de se venger avec une pomme. Une pomme ? Une pomme d’or portant l’inscription “pour la plus belle”. Trois déesses revendiquent alors ce prix : Athéna, Aphrodite et Héra. Eris vient encore de jouer un mauvais tour aux dieux. Ne voulant pas choisir et s’attirer les foudres des deux perdantes, ils envoyèrent Hermès, leur messager, rencontrer Pâris, fils de Priam, roi de Troie. Malgré son statut de prince, Pâris est un simple berger élevant ses moutons sur le mont Ida.

Réunies au sommet de ce mont, chaque déesse promet une récompense à Pâris. Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse lui promet la victoire à la guerre, Héra, déesse du mariage, la souveraineté sur tous les hommes et Aphrodite, déesse de l’Amour, la plus belle femme du monde. On peut aisément deviner quel fut le choix de Pâris. Il offrit la pomme d’or à Aphrodite et kidnappa Hélène, la plus belle femme du monde. 

Mais cela va plus loin qu’une simple dispute entre déesses… Hélène était déjà mariée à Ménélas, roi de Sparte, quand elle fut enlevée. Et celui-ci était très furieux qu’on lui ait volé sa femme. Il appelle alors son frère Agamemnon, roi de Mycènes (à ne pas confondre avec Akhenaton ou Toutânkhamon, Agamemnon n’est pas un pharaon même si sur un malentendu…). Il appelle tous les Grecs à le rejoindre au nom du Serment de Tyndare* pour attaquer Troie, puisque Pâris est Troyen. Voilà comment débuta la guerre de Troie.

[to be continué]


* Serment de Tyndare : Tyndare, roi de Sparte et père d’Hélène, Pollux, Clytemnestre et Castor. Il marrie sa fille Hélène à Ménélas et lègue son royaume à son beau-fils. Hélène étant la plus belle femme, elle a de nombreux prétendants. Quand elle choisit pour époux Ménélas, tous les prétendants durent prêter serment (d’où le serment de Tyndare) de rester fidèle à Hélène et son mari.

Marjolyne Cordier & Célia Vincendeau


Du Water Rugby à la Daurade à Toulouse !

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Troisième week-end de Septembre, week-end précédent la coupe du monde de rugby. Quoi de mieux qu’un événement original et festif à Toulouse pour célébrer le ballon ovale tant aimé dans le sud ouest avant l’ouverture de la compétition ? Oui, je vous parle bien évidemment du Water Rugby.

Mais qu’est ce que le Water Rugby ?
Non, il ne s’agit pas d’une sorte de water polo version rugby. Le water rugby c’est un terrain de rugby flottant délimité par la Garonne ! Non seulement cet événement est unique à Toulouse mais en plus de cela, 24 anciens rugbymen internationaux se retrouveront sur le terrain pour des match en deux mi-temps de 8 minutes. Deux équipes de 5 joueurs composées des rugbymen mais aussi d’amateurs s’affronteront et ils devront mouiller le maillot s’ils veulent marquer un essai. Et oui, les limites du terrain étant l’eau, ils devront plonger !

Quel est donc le programme ?
Des tentes partenaires, un point d’information, des animations destinées au public telles que des jeux, des expositions, des boutiques et bien d’autres surprises préparées pour vous seront organisées au sein du village éphémère installé spécialement pour l’occasion !

Vendredi 13 septembre
10h : Ouverture du village
15h -20h : Tournoi des partenaires
21h : Soirée des partenaires

Samedi 14 septembre
10h : Ouverture du village et du Tournoi amateurs
11h à 12h : Séance de photos et dédicaces avec les anciens internationaux sur le village
12h30 à 13h30 : Mêlée des Chefs avec Thomas Fantini et les anciens internationaux
18h à 19h : Initiations de rugby pour les enfants sur le terrain flottant
19h à 20h30 : Tournoi avec les internationaux (phases de poules)
21h : Soirée avec les amateurs

Dimanche 15 septembre
10h : Ouverture du village et du Tournoi amateurs
11h à 12h : Séance de photos et dédicaces avec les anciens internationaux sur le
village
12h30 à 13h30 : Mêlée des Chefs avec Thomas Fantini et les anciens internationaux
18h à 19h : Initiations de rugby pour les enfants sur le terrain flottant
19h à 20h30 : Tournoi avec les internationaux (phases finales)
21h : Cérémonie de clôture

Rendez-vous
du 13 au 15 septembre
dès 10h00
sur le quai de la Daurade !

Fanny Bedel

Le Curios’IUT fait sa rentrée

En cette première semaine de Septembre, les élèves de l’IUT de Paul Sabatier ont fait leur rentrée département après département. C’est aussi la semaine de remise en route pour votre cher journal, le Curios’IUT.

Le Curios’IUT, qu’est-ce que c’est ? 

Un journal par les étudiants du département InfoCom et qui s’adresse à tous les étudiants de l’IUT de Paul Sabatier. Concrètement, il s’agit de relayer de l’information, de créer un contenu qui intéresse les étudiants que ce soit à propos des études, des sorties, de la vie étudiante, d’évènements, et bien d’autres choses encore ! 

Comment s’organise le journal ? 

L’équipe est composée d’autant d’étudiants qu’il y a de volontaires. Chaque poste (directeur-trice, secrétaire, community manager, webdesigner, correcteur …) est réparti selon les envies de chacun des membres. Chaque étudiant faisant partie de l’équipe est à la fois auteur et occupe un poste qui lui donne des responsabilités spécifiques. Cependant pas de panique, tu as besoin d’un bon niveau de rédaction en Français et de la volonté de bien faire pour être utile à l’équipe, les compétences plus spécifiques s’acquièrent au fur et mesure de l’année.  Plus vous serez nombreux plus il sera agréable de se répartir le travail et de produire un contenu de qualité !

Pourquoi rejoindre l’équipe ? 

  1. Sur un CV c’est un plus non négligeable 
  2. C’est une expérience enrichissante qui permet de beaucoup gagner en autonomie 
  3. Loin d’être une contrainte, c’est un plaisir : des moments de partage entre étudiants
  4. Pas de contraintes particulières si ce n’est de toujours essayer de la faire évoluer
  5. Plus on est de fou à y participer, plus on partage des idées et le contenu n’en est que meilleur !

Et oui, l’équipe est de retour et motivée à accueillir et former la relève.  Après un an passé à écrire des articles pour satisfaire votre soif de découvertes et votre curiosité, il est temps pour nous de recruter des étudiants de première année motivés pour prendre la suite du journal. 

Il se tiendra une première réunion : 

le 18 septembre à 13h30 en salle 104

Nous vous attendons nombreux !

Pour toute information, question ou même pour manifester votre envie de participer, l’équipe sera ravie de vous répondre dans les plus brefs délais et reste disponible à cette adresse : fanny.bedel@etu.iut-tlse3.fr

Fanny Bedel


Le dictionnaire (très) désordonné des mythologies #2

MYTHOLOGIE GRECQUE : Éros et Antéros

Au mois de mai le printemps est bien installé, la vie renaît après l’hiver et il est temps pour presque toutes les espèces vivantes de procréer pour assurer la survie de leur espèce pour que, de générations en générations, elle devienne la plus adaptée possible à son environnement. Ah ! l’amour, si délicat, si mystérieux, si envoûtant ! Loin de ces considérations biologiques l’espèce humaine, au sommet de son art, s’applique à se compliquer la tâche depuis les débuts de la civilisation, comme nous le montre le mythe chaotique (et grec) d’Éros et Antéros.

Dans une optique de clarté et de facilité, nous allons faire une petite digression courte mais importante. Dans le panthéon grec, Éros est présent deux fois, ou plutôt deux divinités portent le même nom. Éros c’est tout d’abord une divinité primordiale, l’une des premières divinités à être apparues. Mais chez les Grecs, le fils d’Aphrodite et Arès, respectivement déesse de l’amour et dieu de la guerre porte également ce nom. Cette divinité est plus connue sous son nom latin : Cupidon, le fameux petit garçon qui grâce à son arc et ses flèches fait naître l’amour entre deux êtres. Étant donné que les mythologies grecque et latine se ressemblent, nous nous permettons de garder la terminologie latine “Cupidon” pour parler de l’ange à l’arc, bien qu’il s’agisse en effet d’Éros, afin de le différencier de la divinité primordiale du même nom.

Si ce paragraphe était déjà difficile pour vous, tenez bon car la suite s’annonce être un peu plus floue…

Au début de toute mythologie, il y a le chaos. Pour les Grecs, du Chaos sont nées cinq divinités : Nyx (la nuit), Gaïa (la terre), l’Erèbe (les ténèbres), le Tartare (un genre de volcan prison) et celui qui nous intéresse, Éros (l’amour). Sans lui, tous les dieux n’auraient jamais vu le jour : c’est celui qui rapproche deux êtres, qui les unit et qui leur permet donc de procréer. S’il n’avait pas insufflé l’idée à ses frères et sœurs (que nous avons cités plus tôt) de s’unir, le panthéon que nous connaissons serait bien différent, sûrement moins grand et plus ordonné. Mais son pouvoir ne s’arrête pas aux dieux ni aux humains, il s’étend jusqu’aux animaux, végétaux, minéraux, liquides et fluides… Éros unit tout, son pouvoir est infini, plus grand que celui de Thanos !

Chaque héros a un némésis, et Éros ne déroge pas à la règle : il a pour rival Antéros, dont l’origine est méconnu voire inexistante, mais on attribue par commodité sa naissance aux dieux Aphrodite et Arès, ce qui ferait d’Antéros le frère de Cupidon. Grâce à des compétences élevées en étymologie, nous remarquons que le nom de ce dieux est composé de la racine “éros” mais aussi du préfixe “ant-” ayant pour signification “opposé à”. Antéros est donc le contraire d’Éros, le désamour, la répulsion. Son rôle n’est pas d’unir mais de désunir. Son pouvoir est aussi fort que celui d’Éros, il peut séparer toute chose. C’est un peu à cause de lui que Brad Pitt et Angelina Jolie ont divorcé… Mais son pouvoir n’est pas que néfaste car c’est lui qui empêche deux êtres de natures totalement opposées de s’unir. Grâce à lui, le monde ne retombe pas dans le chaos. Ensemble ils sont l’équilibre entre l’attraction et la répulsion, nécessaire au bon maintien de l’ordre du monde.

Une autre interprétation du nom d’Antéros vient bouleverser cette théorie, en effet le préfixe “ant-” pourrait tout aussi signifier “en retour”. C’est alors une autre dynamique qui se met en place : Éros serait le dieu de l’amour, et Antéros serait l’incarnation de l’amour réciproque ; celui qui confond les amants en un seul corps, celui que l’on espère, celui que l’on cherche car aimer c’est agréable, mais être aimé en retour c’est formidable ! D’ailleurs dans cette interprétation Antéros punit ceux qui se moquent de l’amour.

Ce mythe ne sera sûrement pas suffisant pour vous permettre de déclarer votre flamme à votre dulciné.e, mais vous serez au moins en mesure de le lui raconter. Il est temps de refermer le livre poussiéreux des mythologies, mais nous l’ouvrirons à nouveau, bientôt, pour un autre mythe.

Marjolyne Cordier & Célia Vincendeau


Un combat toujours d’actualité : le respect des droits de l’homme dans le monde

Amnesty International, riche de ses 50 années d’expérience et de lutte pour faire appliquer la Déclaration universelle des droits de l’homme ne cesse de gagner en ampleur. Malgré leur combat incessant, une association a sans cesse besoin de se renouveler avec de nouveaux militants, et de se faire connaître du public. Toujours est-il qu’avant de se joindre à une association et d’adhérer à ses valeurs, il faut en saisir toute l’importance.

Quelle est son histoire ?

  • 1961. L’hebdomadaire The Observer publie un article intitulé « Les prisonniers oubliés » qui rend compte de l’histoire de six personnes emprisonnées pour dissidence. Un premier combat qui se soldera par une victoire suite à de nombreuses reprises de cet article à l’internationale. Le succès de cette première action prend de l’ampleur et marque la naissance d’Amnesty International.
  • 1966. L’association adopte deux pactes internationaux : le pacte des droits civils et politiques & le pacte des droits économiques, sociaux et culturels. Elle obtient également un poste de consultant à l’assemblée générale des Nations unies et adopte donc comme texte référent la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, originellement signée par 50 pays. Elle est désormais adoptée par 192 pays. Ces trois textes forment la « Charte internationale des droits de l’Homme » qui représente la base légale sur laquelle est fondée Amnesty internationale.
  • 1977. Amnesty International devient prix Nobel de la paix.

Qu’est-ce qu’Amnesty international ?

Amnesty International c’est 7 millions de personnes engagées et de 70 pays différents. Amnesty international, c’est aussi 150 pays couverts par les actions menées par 100 équipes de chercheurs, 380 structures, 240 000 donateurs actifs. Mais Amnesty international c’est encore 70 rapports publiés par an.

En effet, fort de sa position en tant que consultant à l’assemblée générale des Nations Unies et de sa présence au sein de nombreuses organisations intergouvernementales bien qu’il reste indépendant, Amnesty internationale est déployé sur tous les continents et couvre l’ensemble de notre monde pour faire respecter les droits qui sont ceux de tout Homme, les vôtres, les nôtres.

C’est une association qui participe discrètement à de nombreuses actions importantes dans le cadre du respect des droits et libertés de chacun et ce dans l’ensemble des pays. Elle lutte pour les droits inaliénables, immuables et universels que sont ceux décrits dans la charte internationale des droits de l’Homme.

Mais concrètement ?

Amnesty c’est de nombreuses pétitions, des lettres, des actions pacifistes, et parfois des actions en justice ou des exfiltrations. Donnons quelques exemples : légalisation de l’avortement dans la constitution de l’Irlande du Nord, dépénalisation de l’homosexualité en Inde, abolition de la peine de mort au Burkina Faso et dans l’état de Columbia District aux Etats-Unis, fin du visa de sortie pour les travailleurs au Qatar … et bien d’autres encore rien que l’an passé !

Fanny Bedel


Le dictionnaire (très) désordonné des mythologies #1

MYTHOLOGIE NORDIQUE ou GERMANIQUE : Jörmungand

La Terre est ronde, n’en déplaise aux platistes, mais il se peut que des siècles avant notre ère elle eût été un petit écoumène ornementé d’une ceinture tout à fait extraordinaire. Vous n’avez donc jamais entendu parler de Jörmungand, le serpent de Midgard, dans la mythologie nordique ?

Loki est un dieu très rusé qui n’a pas d’autres buts que celui de faire le mal. Il séduit autant qu’une flamme vive, brûle autant qu’un incendie, et si la mort avait un visage, ce serait le sien. Encore faudrait-il qu’il ne puisse pas en changer ! Car le dieu est changeant, trompeur, manipulateur et corrupteur… “Splendide d’apparence, mauvais de caractère et très changeant de comportement” décrit suffisamment bien le personnage.

Ce dieu perfide a eu plusieurs enfants et parmi eux Jörmungand, un gigantesque serpent aux écailles plus dures que l’acier qui de sa gueule béante dégueule perpétuellement un mortel venin. Mais si Loki ne sème sur son chemin que tromperie et infortune, ses enfants sont synonymes de chaos et de désolation, selon les prophéties. Ces prophéties disaient qu’une bataille aurait lieu, durant laquelle tout disparaîtrait. C’est ainsi que dès son enfance, Jörmungand fut jeté à la mer par les autres dieux, qui craignaient de grands dégâts.

Ce que les autres dieux n’avaient cependant pas prévu, c’est que le serpent continuerait à grandir sans jamais s’arrêter. À tel point qu’il finit par entourer le monde de Midgard, le monde des humains, et se mordre la queue. Depuis ce jour il était la cause des raz-de-marée, ses mouvements entraînant irrémédiablement la mer sur Midgard.

Parmi les créatures fantastiques de la mythologie nordique on trouve les géants, fils du premier être vivant, personnifications des forces de la Nature, prédécesseurs et ennemis des dieux, appelés jötnar et habitant Jötunheimr. Le roi-géant, Utgarda-Loki, un jour hébergea Thor et ses compagnons et décida de les humilier. Il prépara alors des défis impossibles pour chacun d’eux qu’il rendit simples d’apparence par des illusions visuelles. Ce fut la première rencontre entre Thor et Jörmungand : le roi-géant fit du serpent un petit chat aux yeux de Thor qui fut chargé de le soulever. Plus Thor forçait pour soulever le chat, plus celui-ci s’allongeait mais ses pattes jamais ne quittèrent le sol. Juste une patte. Thor réussit à faire décoller une patte. La supercherie fut révélée le lendemain et Utgarda-Loki dut admettre que soulever une patte de ce chat était un exploit en soi, et de cet événement tous les géants furent impressionnés.

Une autre aventure opposa Thor au fameux serpent. Un beau jour, Thor avait décidé d’aller pêcher avec le géant Hymir. Il s’était pour cela muni d’une bonne canne à pêche et d’un appât pour le moins original : une tête de bœuf. Le dieu du tonnerre exigea du géant qu’il l’amena le plus au large possible. Tandis que Hymir pêchait deux baleines, Thor, toujours dans l’excès, pêcha Jörmungand. Il le hissa à bord du bateau frappa avec son mythique marteau Mjöllnir, et le serpent sombra. Une autre version raconte que une fois le serpent hissé hors de l’eau, le géant Hymir, prenant peur, aurait coupé la ligne. Thor, furieux, tua le géant. D’autres variantes du mythe disent aussi que Thor tua le serpent mais ces versions sont contestées par Snorri Sturluson, auteur de l’Edda, référence dans la mythologie nordique.

La vie de Jörmungand continua, comme celle de nombreux autres personnages, jusqu’au Ragnarök, jusqu’à la fin du monde, jusqu’à l’ultime bataille entre géants et dieux. Selon la prophétie, seront libérés Loki et ses enfants, et Jörmungand se déchainera et provoquera les plus puissants raz-de-marée. Cette bataille marquera la mort de tous les dieux et des tous les Hommes hormis un couple. Durant la bataille aura lieu l’ultime confrontation entre le dieu Thor et Jörmungand, plus grand, plus venimeux, plus effrayant que jamais. Les deux combattraient jusqu’à ce que le serpent trépasse. Thor triomphant pourra ne faire que neuf pas avant de succomber du mortel venin de Jörmungand, le serpent de Midgard.

Ainsi s’achève le mythe de Jörmungand, le serpent de Midgard (prononcé “Iormoungander” en suédois). Il est temps de refermer le livre poussiéreux des mythologies, mais nous l’ouvrirons à nouveau, bientôt, pour un autre mythe.

Célia Vincendeau, Marjolyne Cordier


Urban Lecture

Vous n’en avez pas encore entendu parler et pourtant cet événement revient pour sa deuxième édition : Urban Lecture, débarque le 29 mars 2019 dans la ville rose. “Mais, vous demandez-vous, c’est quoi Urban Lecture ?”

Tout d’abord l’idée d’un enseignant, qui est devenu un projet pédagogique, un moyen de promouvoir la lecture mais aussi l’opportunité de découvrir ou redécouvrir notre belle ville qu’est Toulouse.

Urban Lecture a vu le jour en 2017, à l’IUT Paul Sabatier, par l’initiative de M. Arnaud Foucher, enseignant documentaliste, qui a souhaité valoriser un fond documentaire en faisant un concept ludique : le bookcrossing. Il s’agit d’une façon de faire voyager les livres, de faire du troc, en vogue depuis les années 2000, particulièrement dans les pays anglo-saxons. Concrètement, le livre est posé quelque part dans le monde, puis il ne tient qu’à ses lecteurs et lectrices de le faire voir d’autres paysages, d’autres visages et d’autres mains en l’emmenant avec ellui.

Le concept vous enchante, c’est sûr, c’est pourquoi l’IUT s’est joint à l’aventure il y a deux ans. Dans sa première édition, l’évènement été centralisé autour du campus de l’IUT Paul Sabatier, site de Ponsan. Pour cette seconde édition, le projet évolue et s’installe partout dans la ville. Outre un plus vaste espace de recherche, c’est aussi un nombre plus important d’ouvrages disponibles, équivalents aujourd’hui à une centaine de livres.

Une question subsistait pour les étudiant.e.s de première année du département information-communication des options numérique et patrimoine et pour leur enseignant : comment rendre le projet plus attractif ?
La réponse fut très vite limpide, il fallait faire de ce lâcher de livres un jeu de piste dans lequel un indice donne des précisions sur le lieu où sera déposé l’ouvrage, un jeu de piste autour de cinq thématiques pour découvrir des lieux toulousains emblématiques, voilà l’enjeu de Urban Lecture 2019 ! Un événement qui s’articulera aussi sur les réseaux sociaux, les étudiants utilisant les moyens de communication les plus prisés par les jeunes pour informer les futurs lecteurs des avancés de l’événement. Des jeux concours pour libérer certains ouvrages, des indices et d’autres surprises seront lancés sur les comptes Facebook “Urban Lecture” et Instagram “urban.lecture”.

Parce qu’il est désormais temps pour vous, lecteurs et lectrices, d’agir ! Rejoignez l’événement Facebook “Lâcher les livres !” du 29 et 30 mars et vous pourrez ainsi partir à la recherche de ces ouvrages. Pour les reconnaître c’est bien simple, il seront placés dans un papier plastifié et à l’intérieur un marque page créé spécialement pour l’occasion. Une fois le livre entre vos mains, votre mission si vous l’acceptez sera de dévorer le récit, faites en qu’une bouchée, amusez-vous et bien sûr, envoyez votre rapport de mission sur les réseaux sociaux pour obtenir encore plus d’indices pour trouver encore plus de livres ! Replacez le marque page dans le livre, replacez le livre dans l’étui et replacez le livre quelque part pour que d’autres puissent en profiter, parce que Urban Lecture ce n’est que du partage, alors à bientôt dans Toulouse !

Facebook de l’évenement :
https://www.facebook.com/iut.infocom.104
Urban Lecture ( premier compte qui apparait avec le logo rose)

Evenement facebook :
https://www.facebook.com/events/259361728346754/
Lachez les livres! 29/30 mars 2019

Page Instagram :
https://www.instagram.com/urban.lecture/?hl=fr
urban.lecture

Marine Pommier


A vos MOOC… Prêts… Étudiez !

Serais-tu à la recherche d’un moyen pour apprendre des choses intéressantes et utiles sans dépenser ne serait-ce qu’un centime ?  J’ai trouvé pour toi la solution à ton problème ! Laisse te présenter le MOOC !

Alors, question pratique : qu’est-ce qu’un MOOC ?
Le Massive Open Online Course en anglais ou “formation en ligne ouverte à tous” pour les plus francophones d’entre nous (mais on se contentera de MOOC) est une formation à distance et gratuit capable d’accueillir de nombreux étudiants en même temps. Pour expliquer le concept encore plus simplement, un MOOC est un cours d’université comme nous en avons tous les jours, à la différence que ton enseignant n’est pas en face de toi mais à l’autre bout de la France ou à l’autre bout du monde et que tu peux quand même avoir accès à son cours, comme des centaines d’autres étudiants dispersés un peu partout en France et ailleurs. Et tout cela est complètement gratuit.

Maintenant, deuxième question pertinente : comment peut-on avoir accès à un MOOC ?
Tout d’abord, tu peux t’inscrire à tous les MOOC que tu veux, aucune restriction de nombre. Ensuite, il te suffit de chercher “MOOC” grâce à notre meilleur ami Google et hop, une quantité inimaginable de MOOC s’offre à toi. Alors, bien évidemment, les MOOC ne sont pas éparpillés partout sur internet, il existe des plateformes où sont hébergés les MOOC. Il te suffit juste de t’y inscrire avec un mail et un mot de passe. Et je vais bien évidemment te donner mes conseils parce que si je te parle de MOOC, c’est que je l’ai déjà expérimenté moi-même.

– Il existe la plateforme officielle du MOOC français : Fun MOOC (France Université Numérique). Cette plateforme a été lancée en 2013 et tu y trouveras profusion de cours pour t’enrichir. Les cours y sont bien évidemment en français et la plateforme est bien faite, de sorte que tu n’auras aucun problème à la prendre en main.

– Comme le MOOC est quand même d’origine américaine, je te conseille d’aller faire un tour du côté de la plateforme edX. C’est d’ailleurs  edX qui a mis en place Fun MOOC. Bref, les cours y sont en anglais mais pas seulement, tu y trouveras parfois des cours proposés en deux langues (comme du chinois par exemple).

Voilà donc les deux plateformes que je privilégie. Tu peux d’ailleurs y avoir accès en cliquant sur leur nom. À toi de choisir voire d’en trouver d’autres puisque internet regorge de surprises.

Comme toutes choses, le MOOC a des qualités et des défauts dont je vais essayer de faire une liste objective.
Les qualités :
1) C’est gratuit et accessible à tout âge, tout niveau de formation, etc. et ça c’est cool !
2) Quand tu as trouvé le cours que tu cherchais, tu vas pouvoir trouver sur la page d’informations de ce cours des indications comme : le temps à y consacrer par semaine, à qui s’adresse le cours, de quoi il parle, tu peux même parfois trouver le plan du cours, ce qui te permet de t’inscrire en connaissance de cause.
3) La seule chose dont tu as besoin c’est un ordinateur et une connexion internet et encore pas tout le temps puisque les cours sont téléchargeable en format PDF.
4) En plus des PDF, tu auras parfois accès à des diaporamas, voire des audios si tu décides d’apprendre une langue.
5) Les MOOC sont reconnus par l’état, ce qui veut dire qu’ils sont reconnus valables comme source d’apprentissage et de connaissances.
Maintenant, les défauts :
1) Si je viens de dire que les MOOC étaient reconnus par l’Etat Français, en revanche, ils ne permettent pas encore d’obtenir des crédits européens, qui permettraient donc de pouvoir compter un MOOC comme étant partie prenante de nos études.
2) Et pour rebondir sur le premier défaut, il existe des certifications. Si tu regardes bien sur la plateforme edX par exemple, pour les cours auxquels tu t’es inscris, il t’est peut-être proposé “Pursue a verified certificate”. Il est donc possible d’obtenir un certificat prouvant le travail fourni mais pour cela, il faut sortir la carte bleue. Le prix tourne autour de 40 €, ce qui n’est pas excessivement cher en soi mais peut rapidement être rédhibitoire.

Peu de défauts pour toutes les qualités énumérées ?  Je te l’accorde. Peut-être suis-je trop enthousiaste à ce sujet… Quoi qu’il en soit, grâce à ce concept, j’ai pu trouver un cours d’italien très bien fait et je peux donc assouvir mon désir de parler la langue de Dante et de de Vinci.

Je me permets donc de te dire de profiter de toutes les ressources que l’univers te propose malgré les petits défauts qui traînent à droite et à gauche.

Célia Vincendeau


Le journal des bonnes nouvelles #3

Bienvenue dans le journal des bonnes nouvelles #3 ! Nous avons soigneusement sélectionné pour vous les bonnes nouvelles qui vous mettrons le sourire aux lèvres. Et en bonus en fin d’article, quelques anecdotes (inutiles) qui vous permettrons de briller en soirée…

Goodeed : donner sans payer
Vous voulez faire un don à une ONG mais vous ne mangez que des pâtes toute la semaine ? Il vous est aujourd’hui possible de donner sans payer ! Une start-up française à créé une application : Goodeed. Visionner une vidéo publicitaire d’au moins 20 secondes et 80% des revenus générés sont reversés à des ONG, les 20% restant étant consacrés à la start-up. Et aucune crainte que l’argent soit mal utilisé, les ONG envoient régulièrement des photos ou compte-rendus à la start-up qui les publie sur Facebook.
Aujourd’hui, les visionnages de publicités ont permis de financer la plantation de 100 000 arbres en Ethiopie ou encore 18 000 repas pour des enfants au Kenya. Et pour finir, la petite entreprise prévoit de se développer à l’international. De quoi financer encore plus d’ONG. Vous ne perdrez plus jamais votre temps à regarder une publicité !

Toulouse, terre d’exil
Depuis le vendredi 15 mars une exposition exceptionnelle est ouverte : au musée des Abattoirs l’art nous apprend l’histoire, et particulièrement l’histoire de centaines de milliers d’exilés espagnols en 1939. Venez apprendre l’histoire de nos voisins ibériques au travers des yeux des artistes, mais surtout ceux de Picasso, symbole de la lutte pour la République. Le musée mais aussi de nombreuses visites guidées du quartier Saint-Cyprien accueillerons vos yeux curieux jusqu’en fin août, alors n’hésitez pas à vous renseigner sur le site du musée !

Printemps du Cinéma des places de ciné à 4€ (du 17 au 19 mars)
Envie de sortir sans te ruiner, le bon plan de ce début de semaine c’est le printemps du cinéma. Et cette année encore l’événement tant attendu par les cinéphiles revient à Toulouse et souflle ses 20 bougies. Ainsi du 17 au 19 mars, les places de cinéma sont à 4€ dans les cinémas toulousains participant à l’opération. C’est donc le bon moment de voir ou de revoir les derniers films sortis en salle dernièrement.
Comme chaque année dans la ville rose, ce sont les cinémas suivants : CGR et UGC qui participeront à cette vingtième édition. Vous pourrez ainsi découvrir leurs programmations grand public ; si a contrario si vous préférez le cinéma d’art et d’essai le rendez vous sera pris à l’ABC.

Les Enfoiros de l’INSA : une association étudiante
Vous cherchez comment occuper vos soirées du 1er au 6 avril ? Voici une solution pour vous : pour la 19ème année consécutive les Enfoiros de l’INSA vous proposent une semaine de concerts autour des fêtes estivales, entre danse, chant, humour et musique, vous aurez l’occasion pendant plus de 2h30 de découvrir le résultat de six mois de répétitions intensives. Si vous souhaitez soutenir l’action des Restos du Coeur tout en passant une bonne soirée, pour cela rien de plus simple venez dès à présent acheter vos places tous les midis devant le Restaurant Universitaire de l’INSA ou sur le site de l’association www.enfoiros.org.
Ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de participer à ces concerts, ne vous en faites pas, des séances de rattrapage auront lieu à la Maison de la Musique, Cap’Découverte à Albi le 25 mai et au théâtre des Mazades, Toulouse le 31 mai et 1er juin.
Les bénéfices de ces concerts seront intégralement reversés aux Restos du Cœur de Haute-Garonne. Chaque billet plein tarif permettra aux Restos du Cœur de distribuer 10 repas à ceux qui en ont le plus besoin.
Ils comptent sur vous !

 

INFORMATIONS INUTILES
1. Peut-être êtes-vous des habitués des stades et avez-vous déjà eu l’occasion de participer à une ola. Mais savez-vous quelle est la vitesse d’une ola ? En moyenne, une ola a une vitesse de 12 m par seconde, ce qui fait 22 sièges par seconde. Incroyable !

2. L’orgue, instrument incontournable des églises catholiques d’aujourd’hui, n’y a pas toujours eu sa place : il a été créé au IIIème siècle avant J-C et il est devenu très populaire dans les théâtres romains ; d’abord profane, ce n’est qu’aux XIème et XIIème que l’orgue commence à envahir les édifices catholiques jusqu’à en devenir indissociable.

Célia Vincendeau, Marjolyne Cordier, Elisa Broca, Marine Pommier


La Saint Patrick

Une fête Irlandaise devenue internationale, une fête religieuse devenue populaire.

Un peu d’histoire …

Saint Patrick n’est pas né en Irlande, il est né en Grande Bretagne. Cependant il fut l’Evangélisateur de l’Irlande et le 17 Mars est le jour de sa mort. La Saint Patrick est avant tout une journée commémorative en son honneur. Cette fête d’abord religieuse est basée sur une légende.

Cette légende dit que Saint Patrick aurait été enlevé par des pirates irlandais à l’âge de 16 ans et qu’il aurait été vendu comme esclave. Il aurait alors vu Dieu en songe qui l’aurait guidé pour s’échapper. Il décide alors d’étudier la théologie auprès de Saint Germain d’Auxerre. Saint Patrick reçoit alors l’ordre d’évangéliser l’Irlande. Pour ce faire, il retourne en Irlande en 432 et tente d’expliquer la notion de trinité au roi Irlandais, le roi Aengus, par le biais d’un trèfle. C’est pour cela que le trèfle est un symbole important pour la Saint Patrick.

Les symboles sont multiples, entre le trèfle, le serpent, le « leprechaun » et la couleur verte. Cela s’explique par la suite du mythe qui dit que Saint Patrick aurait chassé tous les serpents d’Irlande, sachant qu’ici les serpents sont une métaphore représentant les païens. Vous l’aurez compris, c’est pour cela qu’on représente Saint Patrick avec un serpent. En ce qui concerne le leprechaun, c’est une légende populaire disant que le leprechaun, le lutin vert de la Saint Patrick, dévoilerait son trésor au pied d’un arc en ciel à condition de pouvoir l’attraper. Son nom lui vient d’un mot irlandais « lechorpan » signifiant petit homme. Quant à la couleur verte elle est le symbole le plus fort car elle représente la venue du printemps.

Une Saint Patrick qui a bien évoluée …

Vous l’aurez deviné, la Saint Patrick est à l’origine une fête religieuse. Il est inscrit dans la tradition que ce jour là, il est coutume de se rendre à la messe. Elle est reconnue comme fête religieuse au XVIIème siècle par le pape Urbain VIII. C’est bien plus tard que la Saint Patrick devient une fête populaire et patriotique. En effet c’est seulement au XXème siècle que le 17 Mars sera déclaré férié par le parlement Britannique.

Comment expliquer que la Saint Patrick, une fête Irlandaise, soit aussi répandue à l’international ? Comme vous le savez probablement au XIXème siècle une terrible famine touche l’Irlande et provoque une forte vague d’émigration notamment vers l’Amérique du Nord. Les Irlandais décident alors de quitter leur pays mais ils emportent avec eux leurs coutumes et traditions dont la Saint Patrick.

Notre ville rose se met au vert …

Sur Toulouse vous aurez l’occasion de célébrer la Saint Patrick dès le jeudi 14 Mars et ce jusqu’au dimanche 17 Mars. Au programme, déguisement, décoration et animation dans de nombreux Bars. En voici quelques uns :

1. Terrasses couvertes au V and B de Purpan
Jeudi 14 mars, de 18 h à 22 h 30, c’est le V and B de Purpan qui ouvre les hostilités avec une formule repas carbonnade (sur réservation) suivie d’une soirée musicale sous deux terrasses couvertes.
adresse : 47 route de Bayonne. Tél. : 05 61 51 07 95.

2. Le Délirium Café Toulouse se met au vert
Au Délirium Café, les festivités commencent dès jeudi 14 mars à 19h et se poursuivent jusqu’au dimanche. Au programme : décoration, surprises et bonnes bières.
adresse : 54, allées Jean-Jaurès

3. La St-Patrick à La Bièrothèque
Un programme sur 3 jours vous attend à la Biérothèque :
Jeudi 14 mars à 19h : quizz spécial aux couleurs de cet évènement.
Vendredi 15 mars à 20h30 : le groupe toulousain, Arengers, sera en Live pour vous faire redécouvrir les tubes des groupes irlandais ; versions instrumentales.
Samedi 16 mars dès 17h : pour l’occasion, les brasseries Galway Bay Brewery et Larkin’s Brewing Company prendront d’assaut les tireuses.
adresse : 90, chemin de Gabardie

4. Trois jours de fête au bar Rooster & Beer
Le bar Rooster & Beer organisera cette année une St Patrick sur trois jours : du jeudi 14 mars au samedi 16 Mars. Au programme : musique Irlandaise et décoration spéciale pour l’occasion. Des chapeaux et des colliers seront distribués aux premiers arrivés chaque jour.
adresse :100 rue Riquet, en haut des allées Jean-Jaurès.

5. Guitare irlandaise au Dubliners
Le Dubliners propose lui aussi un week-end Saint-Patrick. Une première soirée a lieu le vendredi 15 mars avec un concert qui débutera à 21h.  Puis la fête se poursuivra le dimanche 17 mars à partir de 11h pour se terminer le lundi 18 à 1h30 du matin.
adresse : 46, avenue Marcel Langer. Gratuit.

6. La Saint-Patrick du Fût
Le Fût et à mesure vous transporte en Irlande le temps d’un weekend, du 16 mars à 17h au 18 mars à 1h du matin.
adresse : 20, rue Gabriel Péri.

7. Irish poutine et tee-shirt moche au Hopscotch
Le Hopscotch, parce qu’il est fair-play, met à l’honneur son cousin celtique irlandais et propose tout un week-end festif les 16 et 17 mars. Au programme, un « weekly Malt » à 4 euros le dram, une bière « Irish Red Ale maison » au prix de 6 euros la pinte, un cocktail 100 % Irish et une Haggis Poutine qui deviendra pour l’occasion Irish Poutine. En bonus, le pub organise un grand concours du tee-shirt de St-Patrick le plus moche.
adresse : 3, rue Baour Lormian

8. Six Nations au The Danu
The Danu propose lui aussi un week-end St-Patrick avec un samedi après-midi Tournoi des Six Nations, de 12 h à 23 h, à base de bonnes bières et goodies. Dimanche sera consacré à la musique.
adresse : 9, rue du pont Guilhemery

9. The Thirsty Monk : musique trad’ et happy hour
Le pub The Thirsty Monk organise son “St-Patrick’s Weekend” du 15 mars au 18 mars. Au programme : concert, musique traditionnelle irlandaise et happy hour.
adresse : 33 allée Jean-Jaurès

10. Pub O’Clock
Il y aura de grands chapeaux bizarres au Pub O’Clock pour célébrer la St-Patrick. Et une authentique Guinness irlandaise.
adresse : 21, boulevard de Strasbourg

Fanny Bedel